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Développement d’un traitement innovant du mélanome à l’Université de Tel-Aviv

Des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv, sous la direction du Prof. Ronit Satchi-Fainaro du Département de physiologie et de pharmacologie de l’université, ont mis au point un dispositif nanotechnologique innovant permettant de délivrer conjointement deux médicaments à l’efficacité prouvée pour le traitement du mélanome, directement et simultanément dans la tumeur cancéreuse, augmentant ainsi l’efficacité du traitement par 2 à 2,5, en diminuant les doses requises et sans endommager les tissus sains. Selon les chercheurs, la méthode, testée en laboratoire, possède un potentiel infini d’applications pour le traitement d’une grande variété de maladies.

satchi fainaroL’étude, à laquelle ont participés les doctorants Yevgeny Pisarevsky, le Dr. Rachel Blau et Yana Epstein du laboratoire de recherche du Prof. Satchi-Fainaro a fait l’objet de la couverture du numéro d'août 2020 de la prestigieuse revue Advanced Therapeutics.

« L'un des principaux problèmes des thérapies biologiques est le fait qu'au fil du temps, les cellules cancéreuses développent une résistance aux médicaments », explique le Prof. Sachi-Fainaro. « Nous supposons qu'en administrant deux ou plusieurs traitements qui attaquent la cellule cancéreuse simultanément de différentes directions, de manière ciblée et puissante, on peut freiner et même empêcher le développement d'une telle résistance ».

 Un système d'administration de médicaments innovant, biodégradable et efficace

Cependant, les chercheurs ont du se confronter à un autre défi lié à l’administration des cocktails de médicaments: « Dans cette étude, nous avons cherché à résoudre un problème courant lié à ces ‘cocktails’ de substances: actuellement, la plupart des traitements oncologiques sont en fait des cocktails de plusieurs médicaments administrés au patient simultanément, mais qui néanmoins ne parviennent pas à la tumeur en même temps, car leur durée de vie dans la circulation sanguine de même que le temps nécessaire à chacun d’entre eux pour atteindre la tumeur est différent. Par conséquent, dans la plupart des cas, les médicaments ne peuvent pas  fonctionner simultanément de manière à permettre une synergie significative ».

Aussi pour relever ces défis, les chercheurs ont développé un système d'administration de médicaments innovant, biodégradable et efficace. Tout d’abord ils ont choisi deux médicaments biologiques connus contre le cancer de la peau de type mélanome, le Dabrafénib et le Vémurafénib qui inhibent respectivement deux mutations oncogéniques, le BRAF et le MEK, perturbant la voie biologique normale et fonctionnant trop dans les cellules de mélanome, le second étant approuvé pour une utilisation chez les enfants atteints de neurofibromatose de type I (NF1). La méthode consiste à envoyer ensemble ces deux médicaments vers la tumeur à l'aide d'un support de taille nanométrique, un polymère biodégradable nommé PGA, composé d’unités récurrentes d'acide glutamique, l'un des acides aminés les plus courants dans la nature. Développé dans le laboratoire du Prof. Satchi-Fainaro, ce minuscule support a déjà été testé avec succès en laboratoire pour une variété de traitements destinés au cancer du pancréas, du sein et de l'ovaire.

Satchi fainaro portraitDans une première phase, les chercheurs ont recherché le rapport optimal entre les deux médicaments leur permettant de fonctionner ensemble en synergie maximale, selon plusieurs critères: niveau et type de toxicité et mécanisme de résistance développé par les cellules tumorales envers chacun d’entre eux. Ainsi a été déterminé un rapport optimal, garantissant une efficacité maximale et une toxicité minimale. Autre avantage important de la combinaison de médicaments sur ce support : il nécessite l’emploi d’une dose réduite, bien inférieure à celle de chacun des médicaments administrés seuls.

Dans un deuxième temps, les chercheurs ont adapté le polymère porteur avec les médicaments sélectionnés à l’aide de modifications chimiques, permettant la connexion entre eux. Ainsi le dispositif intégré se déplace à travers l’organisme de manière totalement sûre et sans nuire aux tissus sains. En atteignant les cellules cancéreuses, il rencontre une protéine de la famille des enzymes cathepsines, caractéristiques des tumeurs cancéreuses. La protéine décompose le polymère et libère les medicaments, qui deviennent actifs et attaquent la tumeur au moyen de leurs forces conjointes. « C'est comme placer plusieurs passagers dans un même taxi et les déposer à la même adresse. Ils arrivent tous à la même destination, exactement au même moment », explique le Prof. Satchi-Fainaro.

Un effet thérapeutique deux fois plus durable

Enfin, les chercheurs ont testé le traitement innovant en laboratoire sur des modèles murins et ont obtenu des résultats prometteurs: le polymère nanométrique a amené les deux médicaments sur la tumeur de mélanome et les y a libérés, en une quantité presque 20 plus grande que celle qui atteint la tumeur lorsque les médicaments sont injectés en trajectoire libre à une dose semblable.

De plus, l'effet thérapeutique des médicaments transportés par le support nanométrique s’est avéré beaucoup plus durable : de 2 à 2,5 plus que dans les groupes témoins et dans le groupe traité avec des médicaments injectés par la méthode conventionnelle. Selon les chercheurs, cela signifie que la nouvelle plate-forme permet un traitement à une dose beaucoup plus faible, environ un tiers de la dose requise lorsque les médicaments sont administrés dans des cocktails conventionnels, et l'ensemble du traitement est plus sûr et plus efficace. En outre, grâce à cette approche innovante, il est possible d'administrer les médicaments en une quantité beaucoup plus élevée que la dose maximale dans la méthode existante, augmentant ainsi encore l'efficacité du traitement.

« Nous avons créé un système innovant d'administration de médicaments pour traiter le mélanome, qui transporte deux médicaments efficaces et les libère simultanément sur le site de la tumeur », conclut le Prof. Satchi-Fainaro. « Le traitement s'est avéré plus efficace et plus sûr que l'utilisation des deux médicaments administrés en cocktail selon une trajectoire libre. La plateforme que nous avons développée est modulaire par essence et peut s'adapter à une large gamme de médicaments. Nous pensons qu'elle possède un potentiel énorme, et des applications presque infinies pour le traitement d'une grande variété de maladies ».

L'étude a été financée par la Fondation nationale israélienne pour la recherche sur le cancer (ICRF), le Conseil européen de la recherche (ERC), le ministère de la Santé dans le cadre du programme EuroNanoMed-II, la Melanoma Research Alliance, la Fondation Kahn et la Fondation des Sciences d’Israel (ISF).

 

Photo: le Prof. Ronit Satchi-Fainaro (crédit : autorisation de l’Université de Tel-Aviv).

 

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Percée pour le traitement de l’autisme à l’Université de Tel-Aviv : Un médicament pour l'Alzheimer est susceptible d’aider les enfants autistes

Une étude internationale de grande envergure menée sous la direction du Prof. Illana Gozes du Département de génétique moléculaire humaine et de biochimie de l'Université de Tel-Aviv, a montré l’efficacité d’un médicament expérimental contre la maladie d'Alzheimer pour le traitement des neurones atteints par le syndrome ADNP, l’un des syndromes les plus courant de l’autisme. Selon les chercheurs la substance, mise au point dans le laboratoire du Prof. Gozes, pourra donc contribuer à l'amélioration du fonctionnement cognitif des enfants autistes, en particulier dans le domaine de la mémoire et des compétences d'apprentissage. L’étude a été entreprise suite à la constatation de la présence d’un dépôt d’une protéine caractéristique des patients atteints de la maladie d'Alzheimer, dans des tissus prélevés sur le cerveau d'un enfant autiste de 7 ans après sa mort.

Illanagozes5Elle a été menée en étroite collaboration avec des chercheurs de l'Ecole des Sciences informatiques de l'Université de Tel-Aviv, du Centre Médical Sheba, de l'institut BIOCEV (République Tchèque), de l'Université Aristote à Thessalonique (Grèce), de l'Université d'Anvers en Belgique et de l'hôpital universitaire de Zagreb en Croatie. Elle a été publiée en juillet 2020 dans la revue Translational Psychiatry du groupe Nature.

Le syndrome ADNP est défini comme l'un des 10 syndromes génétiques les plus courants du spectre autistique et se caractérise par une déficience mentale. Il s’agit d’une mutation qui provoque la carence de la protéine ADNP essentielle au développement cérébral, causant notamment un retard de développement sévère, un handicap mental et l'autisme.

« L'étude actuelle se base sur des tissus prélevés dans le cerveau d'un garçon de 7 ans atteint du syndrome ADNP, décédé en Croatie », explique le Prof. Gozes. : « Lorsque nous les avons comparés aux tissus cérébraux d'un jeune homme qui ne souffre pas du syndrome ADNP, nous avons trouvé chez l’enfant un dépôt de protéine tau, qui est l’une des caractéristiques de la maladie d'Alzheimer ».

Les chercheurs ont ensuite «traité» les cellules nerveuses endommagées avec une substance médicamenteuse appelée NAP, qui a été développée dans le laboratoire du Prof. Gozes et est destinée à être utilisée comme remède contre la maladie d'Alzheimer. « Le NAP est en fait un segment court de la protéine ADNP normale », note le Prof. Gozes. « Lorsque nous l’avons rajouté aux neurones présentant une mutation de l'ADNP, la protéine tau a pu de nouveau se lier correctement au squelette cellulaire, et les cellules sont revenues à un fonctionnement normal ».

Agréé par le FDA

« Le fait que ce traitement NAP ait été en mesure de restaurer le fonctionnement normal de cellules neuronales avec un ADNP défectueux laisse espérer qu’il puisse être utilisé comme remède contre le syndrome ADNP et ses conséquences graves, y compris l'autisme. De plus, dans la mesure où d'autres syndromes génétiques associés à l'autisme sont également caractérisés par un fonctionnement lacunaire de la protéine Tau dans le cerveau, nous espérons que le traitement par NAP pourra aussi servir dans l’avenir pour les personnes atteintes de ces syndromes. Il est important de noter que cette substance (également appelée CP201) a été catégorisée comme « médicament contre les maladies orphelines » par la FDA (Administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments), et est actuellement en attente d’un essai clinique chez les enfants atteints du syndrome ADNP par le biais de la société commerciale Coronis Neurosciences.

illanagozesrare 580Dans la phase suivante de l'étude, les chercheurs ont cherché à approfondir leur compréhension des effets de la mutation à l'origine du syndrome ADNP. Pour ce faire, ils ont extrait le matériel génétique ARNm (ARN messager) des tissus de l'enfant décédé, et ont réalisé une analyse de l'expression d'environ 40 de ses protéines codées par l'ARNm. Un séquençage génétique complet a également été effectué pour déterminer l'expression des protéines dans les globules blancs prélevés sur trois autres enfants atteints du syndrome ADNP. Puis une analyse approfondie de l'ensemble des données obtenues a été réalisée à l'aide d'outils de calcul avancés de bioinformatique. Elles ont été comparées avec des bases de données en ligne contenant des données d'expression de protéines chez des individus sains, révélant ainsi l’existence de tout un ensemble de caractéristiques communes aux enfants malades, mais très différentes des occurrences normales de ces protéines.

« Les résultats signifient que la mutation qui cause le syndrome ADNP modifie un grand nombre de protéines essentielles, dont beaucoup se lient, entre autres, à la protéine tau, et altèrent également son fonctionnement », conclut le Prof. Gozes. « Ainsi se créent entre autres dans le cerveau des enfants atteints du syndrome ADNP divers effets pathologiques, dont la formation de dépôts de la protéine tau, également caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Les connaissances vastes et approfondies que nous avons accumulées grâce à la présente étude ouvrent la voie à de nouveaux travaux de recherche élargis et diversifiés, à la fin desquels nous pensons pouvoir atteindre notre objectif : le développement d'un ou de plusieurs médicaments qui aideront les enfants qui souffrent d'autisme découlant de mutations génétiques ».

 

Photos:

1. Le Prof. Illana Gozes (Crédit: Université de Tel-Aviv)

2. Le Prof. Illana Gozes (3e en partant de la dr.) lauréate du Prix scientifique 'Champion de l'Espoir' de l'Association Global Genes, principale organisation d'aide internationale pour les patients atteints de maladies rares, en 2016 (Crédit: Université de Tel-Aviv).

 

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Les chercheurs de l’Université de Tel-Aviv ont trouvé un moyen de stopper le développement des métastases cancéreuses

Selon une étude révolutionnaire menée par le Prof. Shamgar Ben-Eliyahu de l’Ecole des Neurosciences et de l’Ecole des Sciences psychologiques de l'Université de Tel-Aviv, la combinaison de traitements immunothérapiques, anti-inflammatoires et anti-stress, immédiatement avant et après l’ablation d’une tumeur cancéreuse, est susceptible d’activer le système immunitaire et de réduire le stress psychologique et physiologique, empêchant ainsi le développement de métastases mortelles.

Shamgar Ben Eliyahu croppedL’étude, effectuée en collaboration avec le Prof. Oded Zmora du centre médical Assaf Harofeh a été récemment publiée dans la prestigieuse revue Nature.

Les traitements par immunothérapie sont des traitements qui activent le système immunitaire. Par exemple, différentes substances munies de récepteurs similaires à ceux des virus ou des bactéries sont introduites dans le corps, le système immunitaire reconnaissant alors la menace et prenant des mesures en réaction, qui empêchent ainsi l'apparition d'une maladie métastatique.

« L’ablation chirurgicale des tumeurs est le pilier de tous les traitements du cancer. Cependant, le risque de développer des métastases après l'opération est estimé à environ 10% chez les patientes atteintes d'un cancer du sein, 20% à 40% chez les malades souffrant d'un cancer colorectal et 80% chez ceux atteints d'un cancer du pancréas », explique le Prof. Ben Eliyahu.

Le lien entre le corps et l'esprit

Selon lui, lorsque l’organisme est en état de stress, physiologique ou psychologique, comme par exemple lors d'une intervention chirurgicale, il secrète une grande quantité d’hormones de la famille des prostaglandines et des catécholamines qui freinent l’activité des cellules du système immunitaire, favorisant ainsi indirectement le développement des métastases cancéreuses. De plus, ces hormones aident directement les cellules cancéreuses restées dans le corps après l’opération à créer et développer des métastases potentiellement mortelles. Ainsi donc, en raison de l'exposition à ces hormones, les tissus cancéreux du corps deviennent davantage agressifs et métastatiques.

« Une intervention médicamenteuse et immunothérapique pour réduire le stress psychologique et physiologique et activer le système immunitaire pendant les jours critiques avant et après la chirurgie peut empêcher l'apparition de métastases cancéreuses qui seront découvertes des mois ou des années plus tard », explique le Prof. Ben Eliyahu.

Il ajoute que les traitements anti-métastatiques utilisés aujourd'hui, sont stoppés pendant la période de la chirurgie, cette mesure contraignant les médecins à faire face par la suite à des processus métastatiques plus avancés et plus durables qui sont plus difficiles à maitriser. Les recherches du Prof. Ben Eliyahu contredisent donc l'hypothèse couramment admise dans la communauté médicale selon laquelle, tout comme on arrête les traitements chimiothérapiques et radiothérapiques pendant le mois précédant la chirurgie et le mois suivant, en raison de leurs effets secondaires, il n'est pas recommandé non plus de traiter les patients cancéreux par immunothérapie au cours de cette période. Il s’avère qu’au contraire, l’administration d’un traitement par immunothérapie à ce moment-là est critique pour prévenir les métastases cancéreuses qui se développent en conséquence du fait que l’organisme se trouve en condition de stress.

 

Photo: le Prof. Shamgar Ben Eliyahu à l'Ecole des Neurosciences de l'Université de Tel-Aviv (Crédit: Université de Tel-Aviv) 

 

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Université de Tel-Aviv : améliorer le fonctionnement intellectuel des personnes âgées par un traitement en chambre à oxygène

D’après une étude réalisée sous la direction du Prof. Shai Efrati de la Faculté de Médecine et de l’Ecole de Neurosciences de l'Université de Tel-Aviv, le traitement en chambre hyperbare au moyen d'oxygène pure à haute pression peut améliorer considérablement les fonctions cognitives (mémoire, attention, langage…) des personnes en bonne santé, altérées par le processus de vieillissement. L’étude, première expérience clinique réalisée sur des humains dans ce domaine, a été menée en collaboration avec le Dr. Amir Hadani, du Centre Sagol pour la médecine et la recherche hyperbare du Centre médical Shamir (Assaf Harofeh).

hyperbaric oxygen therapy580 3Elle a été publiée le 15.7.2020 dans la revue scientifique Aging.

« Le déclin cognitif et fonctionnel résultant de la progression de l'âge est devenu un problème important dans le monde occidental », explique le Prof. Efrati, également Directeur du Centre Sagol pour la médecine et la recherche hyperbare, et Directeur de la recherche au Centre médical Shamir de l’hôpital Assaf Harofeh. « De vastes efforts de recherche sur l'amélioration des performances cognitives de la population vieillissante ‘normale’ sont menés dans le monde entier. Au cours de notre étude, effectuée pour la première fois dans le monde sur des humains, nous avons pu mettre au point une intervention médicale sûre et efficace susceptible d’apporter une réponse aux conséquences indésirables de la détérioration du fonctionnement découlant du processus normal de vieillissement ».

Un effet régénérateur

Au cours de l’étude, réalisée sur la base d'un protocole spécifique de traitement en chambre hyperbare développé au Centre Sagol au cours de la dernière décennie, 63 personnes en bonne santé âgées de plus de 64 ans ont participé à un essai clinique randomisé contrôlé. 33 d'entre elles ont subi un traitement en chambre hyperbare pendant trois mois, les 30 autres servant de groupe témoin. Le fonctionnement cognitif de tous les participants a été mesuré à l'aide d'une batterie uniforme, complète et informatisée d'évaluations cognitives (mémoire, attention, perception, coordination, raisonnement), avant et après la période d'intervention. L'évaluation du débit sanguin cérébral a été réalisée à l'aide d'une technique d'IRM innovante pour vérifier le débit sanguin dans les petits vaisseaux du cerveau (perfusion).

Shai EfratiLe traitement consiste à introduire le patient à l'intérieur d'une chambre hyperbare où il est exposé à un air dont la pression est le double de celle qui règne dans un environnement normal. Il inhale alors de l'oxygène pur, processus qui augmente la solubilité de l'oxygène dans le sang circulant dans le corps. Au cours du traitement, le patient est soumis à des modifications ponctuelles des concentrations d’oxygène, qui conduisent à la libération de facteurs de croissance et à l’épanouissement des cellules souches favorisant la guérison des tissus.

Selon les chercheurs, les preuves de l'effet régénérateur de la thérapie en chambre hyperbare s'accumulent à l'heure actuelle, la combinaison de niveaux élevés d'oxygène (hyperoxie) et d’une pression élevée (environnement hyperbare) entraînant une amélioration significative de l'oxydation des tissus et stimulant à la fois les gènes sensibles à l'oxygène et ceux sensibles à la pression. En conséquence, le métabolisme tissulaire s'améliore et se rétablit. De plus, ces gènes stimulent une multiplication rapide des cellules souches, réduisent l'inflammation, provoquent la création de nouveaux vaisseaux sanguins et activent les mécanismes de réparation des tissus.

Un effet profond sur la manière dont nous abordons le processus du vieilliseement

« L’obstruction des petits vaisseaux sanguins, semblable à celle qui intervient dans la tuyauterie d'une maison ‘vieillissante’, constitue un élément clé du processus de vieillissement chez les humains », explique le Prof. Efrati. « Nous avons donc émis l'hypothèse que la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans le cerveau au moyen d’un traitement en chambre hyperbare pourrait affecter positivement les performances cérébrales des personnes âgées. Nous avons effectivement constaté que cette thérapie augmente considérablement la circulation sanguine dans le cerveau, en corrélation avec l'amélioration cognitive, ce qui confirme notre hypothèse. On peut supposer qu’un traitement de ce type pourrait également avoir un effet bénéfique sur d'autres organes du corps vieillissant, et nous avons l'intention de tester cela dans de futures études ».

Les principaux domaines dans lesquels l'amélioration est notable sont l'attention, la vitesse de traitement de l'information, les fonctions exécutives et le fonctionnement cognitif dans son ensemble, tous affaiblis dans de nombreux cas au cours du processus normal de détérioration provoqué par le vieillissement. Une corrélation significative a également été observée entre les changements cognitifs et l’amélioration du flux sanguin dans les zones du cerveau responsables de ces processus.

« Au cours d’années de recherche, nous avons développé des protocoles spécifiques de traitement en cellule hyperbare capables de provoquer un renouvellement des vaisseaux sanguins du cerveau (angiogenèse) et de la neuroplasticité cervicale », ajoute le Dr. Amir Hadani. « Dans le passé, nous avons montré le potentiel de cette thérapie pour l'amélioration / le traitement des lésions cérébrales résultant d'un AVC, d'un choc à la tête ou d'une carence prolongée en oxygène, en augmentant le flux sanguin et le métabolisme du cerveau. La présente étude constitue une étape importante et pourrait avoir un effet profond sur la façon dont nous abordons le processus de vieillissement et la capacité de traiter ses symptômes ».

Attention aux charlatans

Les chercheurs précisent cependant qu’il s’agit d’un protocole spécifique qui ne peut être appliqué que dans des centres spéciaux équipés de grandes chambres hyperbares qui permettent des modifications des concentrations d’oxygène nécessaires pour stimuler la création de cellules souches, et la guérison des tissus cérébraux. « Malheureusement, il existe aujourd’hui en Israël et dans le monde beaucoup de charlatans qui utilisent des sacs gonflables, qu’ils qualifient de cellules hyperbares. Ces sacs ne permettent pas le protocole de traitement nécessaire pour la guérison, ne sont pas soumis à des contrôles de qualité, peuvent transmettre des infections entre les patients, et sont dangereux pour tous ceux qui y pénètrent de même que pour l’environnement en raison des dangers d’incendie qu’ils provoquent. Ils sont opérés par des charlatans sans autorisation du Ministère de la santé, et il est très important de s’en méfier ».

Le Prof. Efrati précise que d’autres centres hyperbares travaillant comme filiales du Centre Sagol et en collaboration avec lui s’ouvrent actuellement dans le monde, dans le but d’améliorer les performances cérébrales et physiques des personnes âgées sur la base du protocole de soin développé en Israël. Le plus grand d’entre eux a été ouvert en Floride aux Etats-Unis il y a un mois.

 

Photos:

1. Traitement en chambre à oxygène hyperbare

2. Le Prof. Shai Efrati (Crédit: Université de Tel-Aviv)

 

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Covid 19 : Découverte importante à l’Université de Tel-Aviv

D’après une étude des Prof. Motti Gerlitz et Ariel Munitz du Département de microbiologie et d'immunologie clinique de la Faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv, les malades atteints des formes graves du covid19 développent des anticorps plus rapidement que ceux présentant des symptômes légers. L’étude, menée sur des patients de l'hôpital HaSharon du Centre Médical Rabin, pourra avoir des implications majeures pour la compréhension de la réaction immunitaire au coronavirus, la surveillance de l'efficacité des futurs vaccins et le suivi de la population au moyen de tests sérologiques. Les nouvelles informations vont être transmises au ministère israélien de la Santé.

Gerlic MunitzL'équipe a suivi pendant deux mois le développement des anticorps contre deux protéines virales différentes chez 70 patients hospitalisés à l'hôpital Hasharon, au moyen de tests innovants.

« Nous avons analysé les anticorps dans l'organisme de ces patients au long de toute la période de l’épidémie depuis son déclenchement en Israël », précise le Prof. Munitz. « Et notre première constatation a été que toutes les protéines virales ne produisent pas de réaction immunitaire rapide. En revanche, ceux contre la protéine RBD ont évolué très rapidement par rapport à l'apparition des symptômes. Ceci est important, car cela soulève la possibilité d'utiliser la recherche des anticorps de cette protéine dans le sang comme un test de diagnostic des différents stades de la maladie ».

Tous les patients développent une réaction immunitaire

Les chercheurs ont découvert que les anticorps IgM, qui se développent au début des infections virales, apparaissent dès les premières stades de la maladie, mais uniquement contre la protéine RBD, qui est le site de la liaison du virus avec les cellules humaines, et pas contre la protéine nucléaire du virus. Cet anticorps est resté élevé dans la circulation sanguine des patients au cours des deux premiers mois suivant l'infection, ce qui peut indiquer la possibilité d'une mémoire immunitaire.

« Une autre constatation, encore plus intéressante, est que les patients définis comme gravement malades ont développé des anticorps plus rapidement que ceux atteints d'affections légères ; mais en fin de compte, tous les patients ont présenté une réaction immunitaire similaire », explique le Prof. Munitz. « Autrement dit, quel que soit le degré de gravité de la maladie, les patients développent un même niveau d’anticorps ». C'est une constatation importante, car on aurait pu penser que les malades gravement atteints sont arrivés à cette situation parce qu’ils n'avaient pas développé d'anticorps, et que leur organisme n'avait aucun moyen efficace de se défendre contre le virus. A notre avis, le développement rapide des anticorps est révélateur de la suractivité du système immunitaire chez ces patients, mais il s’agit d’une hypothèse qui doit être vérifiée ».

Gerlic Munitz 2« Nous avons examiné les niveaux d'anticorps dans le sang des malades lors de l'hospitalisation, pendant, et après », ajoute le Prof. Gerlitz. « Nous avons essayé de comprendre s'il existe un lien entre la gravité de la maladie et le niveau des anticorps, s'ils se développent de la même manière chez tous les patients et s’ils restent dans le sang pendant une longue durée, donnée importante pour le phénomène souhaité ‘d'immunisation de masse'. Nous avons constaté une baisse importante des anticorps de type IgM et IgA, sans lien avec la gravité de la maladie, à un stade avancé de la maladie, environ 50 jours après l'apparition des symptômes. En revanche, les anticorps de type IgG, très importants sur le plan immunitaire, car ils sont capables de neutraliser la protéine de liaison du virus (celle qui lui permet de contaminer nos cellules), et ainsi d'empêcher l'entrée du virus dans les cellules, n’ont diminué que très légèrement, et ce, même chez les patients présentant des symptômes légers ».

Une mémoire immunitaire

« Bien que nous n'ayons pas vérifié l'action de cet anticorps et nous ne savons pas s'il neutralise ou non le virus, dans la mesure où il se forme rapidement chez tous les patients, et de plus reste longtemps dans la circulation sanguine, nous supposons qu'il confère un certain degré d'immunité. Pour le moment nous parlons d'une période de quelques mois, mais nous allons continuer de suivre les patients pendant l'année à venir, et par la suite nous pourrons savoir pendant combien de temps ces anticorps sont restés dans leur organisme, en espérant qu'une mémoire immunitaire se sera également formée ».

Pour réaliser cette étude, les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv ont utilisé un nouveau test sérologique, mis au point par les Prof. Munitz et Gerlitz, déjà employé par le Corps médical de Tsahal pour détecter les anticorps contre le coronavirus chez les soldats, et qui sera probablement utilisé pour la population civile après validation par le ministère de la Santé.

« En plus de ces constatations intéressantes, nous voulions également montrer que notre méthode est mieux adaptée et plus efficace que la méthode conventionnelle pour tester les anticorps contre les protéines virales », explique le Prof. Munitz. « Nous avons donc analysé les anticorps à la fois dans des échantillons de sang des patients atteints du covid19 et dans celui de 200 personnes saines, collectés avant 2019, et nous avons montré que nous étions capables de distinguer les personnes malades des personnes saines avec une sensibilité et une spécificité extrêmement élevées. Une des raisons de ce succès est que nous ciblons trois anticorps différents : l’IgM qui apparait tôt dans la maladie et diminue rapidement, l’IgA présent dans les muqueuses comme celles des poumons et l’IgG, que nous voulons suivre sur une longue période, car c'est celui qui pourra conduire à une immunisation au virus. Au cours des prochains jours, nous transmettrons nos conclusions au ministère de la Santé pour validation, dans l'espoir que la méthode sera utilisée pour mener des enquêtes sérologiques sur la population, voire même comme outil de diagnostic ».

 

Sur les photos, de gauche à droite: Le Prof. Motti Gerlic et le Prof. Ariel Munitz (Crédit: Université de Tel-Aviv)

 

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