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L'homme du Neandertal et les mammouths ont partagé les mêmes mécanismes génétiques d'adaptation au froid, d'après les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv

Selon une étude réalisée par le Prof. Ran Barkai, du Département d'archéologie et de cultures du Proche-Orient ancien de l'Université de Tel-Aviv et sa doctorante Meidad Kislev, l'homme du Néandertal et les mammouths laineux, deux espèces éteintes qui ont vécu côte à côte sur le continent européen pendant des centaines de milliers d'années, avaient des caractéristiques communes dans leurs dispositifs génétiques d'adaptation aux climats froids. Selon les chercheurs, les résultats de cette étude génétique comparative, la première du genre menée dans le monde, constituent une nouvelle strate de la responsabilité de l'homme envers ses partenaires animaux, en particulier les éléphants, de la famille des mammouths laineux, aujourd'hui en danger d'extinction.

Neandertal2L'étude a été publiée hier 7 mars 2019 dans la revue Human Biology.

"On trouve jusqu'à aujourd'hui de nombreux vestiges de l'homme du Neandertal et du mammouth laineux sur l'ensemble du continent européen", explique le Prof. Barkai. "On sait que ces deux espèces avaient des ancêtres africains, qui ont migrés en direction du nord vers le continent européen, et à partir desquels se sont développés les mammouths il y a près de 600 000 ans et les Néandertaliens il y a environ 400 000 ans. Les deux espèces ont vécu côte à côte en Europe pendant des centaines de milliers d'années, les Néandertaliens chassant les mammouths dont ils tiraient des aliments riches en calories et des matières premières pour la construction et la combustion".

Une histoire commune

Selon Meidad Kislev, "il semblerait que les deux espèces aient également disparu à peu près à la même époque à la suite de processus ayant atteint leur apogée il y a 40 000 ans. On peut donc supposer que leur histoire commune a obligé les deux espèces à s'adapter aux mêmes conditions environnementales et créé des pressions évolutives similaires. Mais cette acclimatation a-t-elle également trouvé son expression dans une adaptation génétique ? Jusqu'ici le génome des deux espèces a été étudié séparément, mais il n’y a jamais eu de comparaison entre eux, et c’est la tâche que nous avons entreprise dans cette étude".

ranbarkai hhPour les besoins de l'étude, les chercheurs ont utilisé des bases de données existantes contenant des informations génétiques issues d'ossements de mammouths laineux et de néanderthaliens. Et en effet, la comparaison a montré que l’adaptation au climat froid en général, et durant les périodes glaciaires en particulier, a entraîné des changements similaires dans l’ADN des deux espèces, et qu'elles partageaient apparemment des gènes similaires de trois types: le gène LEPR responsable des récepteurs de la leptine, protéine liée à la formation des tissu adipeux et à la régulation de la température corporelle, les gènes responsables de la production de la kératine, une protéine qui régule la structure des cheveux, de la peau et des ongles et pouvant affecter la résistance au froid, le gène MC1R, connu sous le nom de gène des roux, et le gène SLC7A11, responsable de la pigmentation. L'effet de ces deux derniers est visible : au moins certains des individus des deux espèces avaient en effet des cheveux ou des poils roux, qui aident à mieux absorber la vitamine D dans des conditions où la lumière solaire est faible et relativement rare. Une comparaison avec le génome des ancêtres des mammouths laineux qui vivaient en Afrique a révélé que ces gènes n'existaient pas chez eux et qu'ils se sont développés en Europe en réponse au froid. Pour les ancêtres de l'homme de Néandertal, il n'existe pas de base de données similaire.

Un modèle d'adaptation génétique aux conditions environnementales

"Dans notre étude, nous avons posé une question qui n'avait pas encore été formulée sur les similitudes génétiques entre deux espèces apparemment éloignées", conclut le Prof. Barkai. "Nous avons créé un modèle d'adaptation génétique aux conditions environnementales et fourni des résultats intéressants qui donnent une perspective plus large sur notre proximité avec nos frères les animaux. Nous pensons que cette contigüité constitue une autre strate de la responsabilité de l'homme envers ses partenaires sur la Terre, en particulier les éléphants, de la famille des mammouths laineux, et qui sont aujourd'hui en danger d'extinction. Nous espérons que d'autres chercheurs adopteront notre approche de recherche et poseront des questions similaires sur d'autres caractéristiques du mammouth laineux et de l'homme de Neandertal, ainsi que sur d'autres animaux".

 

Photo du haut: Wikipedia 

 

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