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Archéologie

Des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv proposent une nouvelle explication de l'évolution humaine

Selon une étude du Dr. Miki Ben-Dor et du Prof. Ran Barkai du Département d'archéologie de l'Université de Tel-Aviv, le cerveau humain a grandi à la suite de l'extinction des grands animaux et au passage à la chasse du petit gibier, demandant des capacités cognitives plus élevées. Il s’est ensuite stabilisé à son volume actuel avec la révolution agricole. C’est la première fois qu’une explication originale globale de l'évolution physiologique, comportementale et culturelle de l'espèce humaine est proposée, depuis son apparition il y a environ deux millions d'années.

EvolutionLa nouvelle théorie a été publiée dans la revue Quaternary Journal.

Ces dernières années, de plus en plus de preuves montrent que les humains ont constitué un facteur majeur dans l'extinction des grands animaux, et qu’ils ont dû en conséquence s'adapter à la chasse du petit gibier, d'abord en Afrique, puis dans toutes les autres parties du monde.

Lorsque les humains sont apparus pour la première fois en Afrique, il y a 2,6 millions d'années, le poids moyen des mammifères terrestres était proche de 500 kg. Juste avant l'avènement de l'agriculture (environ 10 000 ans avant notre ère), ce chiffre était passé à quelques dizaines de kilos seulement, soit une diminution de plus de 90%.

Des super prédateurs

Or, pendant la majeure partie de leur évolution, les premiers humains étaient des super prédateurs, spécialisés dans la chasse du gros gibier, expliquent les chercheurs. Les grands animaux, qui représentaient l'essentiel de la biomasse disponible pour la chasse, leur fournissaient une grande quantité de graisse, source d'énergie essentielle, ainsi qu’un taux de retour énergétique plus élevé que le petit gibier. Dans le passé, six espèces différentes d'éléphants vivaient en Afrique, représentant plus de la moitié de la biomasse de tous les herbivores chassés par les humains. Les premiers témoignages archéologiques en Afrique de l'Est indiquent que l'Homo sapiens n'est apparu dans cette zone qu'après un déclin significatif du nombre d'espèces d'éléphants dans certaines régions. En comparant la taille des animaux retrouvés dans les cultures archéologiques des diverses espèces humaines en Afrique de l'Est, dans le sud de l'Europe et en Israël, les chercheurs ont partout constaté une baisse significative de la prévalence des animaux pesant plus de 200 kg, en parallèle avec une augmentation du volume du cerveau humain.

Ran barkai 2021Selon les chercheurs, la diminution de la taille du gibier et la nécessité de chasser de petits animaux rapides ont forcé les humains à faire preuve de ruse et d'audace, et à développer des capacités cognitives plus élevées, mises en évidence par le changement évolutif le plus sensible, la croissance de leur volume cérébral de 650cm3 à 1500cm3. Ce processus évolutif a plus tard conduit au développement du langage pour permettre l’échange d'informations sur les lieux où les proies pouvaient être trouvées. Selon cette théorie, tous ces moyens visaient à une efficacité maximale, et à une économie des dépenses d’énergie corporelle.

«Nous corrélons l'augmentation du volume du cerveau humain avec la nécessité de devenir des chasseurs plus intelligents», explique le Dr. Ben-Dor. « Par exemple, le besoin de chasser des dizaines de gazelles au lieu d'un seul éléphant a généré une pression évolutive prolongée sur le fonctionnement cérébral des humains, qui avaient dès lors besoin d’investir beaucoup plus d'énergie dans les processus de mouvement et de réflexion. La chasse aux petits animaux, constamment menacés par les prédateurs et capables généralement de s’enfuir très vite, nécessite une physiologie adaptée à la poursuite ainsi que des outils de chasse plus sophistiqués. L'activité cognitive augmente également car le pistage rapide nécessite une prise de décision prompte, basée sur une connaissance vécue du comportement des animaux, données qui doivent être stockées dans une mémoire plus grande ».

Une adaptation évolutive très réussie

« L'adaptation évolutive des humains a été très réussie », explique le Dr. Ben-Dor. « Alors que la taille des animaux continuait de diminuer, l'invention de l'arc et des flèches et la domestication du chien ont permis une chasse plus efficace du gibier de taille petite et moyenne jusqu'à ce que ces populations diminuent également. Vers la fin de l'âge de pierre, alors que les animaux devenaient encore plus petits, les humains ont dû consacrer à la chasse une énergie plus grande que celle qu'il récupérait en échange. C’est alors que s’est produite la révolution agricole, impliquant la domestication des animaux et des plantes. Parallèlement à la sédentarisation et au développement de l’agriculture, la taille de notre cerveau s’est de nouveau réduite pour atteindre son volume actuel, de 1300 à 1400 cm3. Ceci s’explique par le fait qu’il n’était plus nécessaire d’assigner des capacités cognitives sophistiquées aux tâches de la chasse, car les plantes et les animaux domestiques ne s’enfuient pas ».

« Alors que le cerveau du chimpanzé, par exemple, est resté stable pendant 7 millions d'années, le cerveau humain pendant la même période a triplé, atteignant sa taille record il y a environ 300 000 ans », explique le Prof. Barkai. « Outre le volume cérébral, la pression évolutive a poussé les humains à utiliser un langage et des outils plus sophistiqués, tels que l'arc et les flèches, leurs épaules et leurs bras se sont adaptés aux tâches de lancement et de projection et leurs corps aux poursuites prolongées sur le terrain. Ils ont été amenés à améliorer leurs outils de pierre, domestiquer le feu, les chiens et finalement aussi les animaux sauvages qui constituaient leur gibier, et à se tourner vers l'agriculture ».

Le Prof. Barkai ajoute: « Il faut comprendre que notre point de vue n'est pas déterministe. Les humains se sont infligés ce problème à eux-mêmes. En se concentrant sur la chasse des plus gros animaux, ils ont provoqué leur extinction. Partout où l’homme est arrivé, que ce soit l’Homo erectus ou l’Homo sapiens, on voit tôt ou tard une extinction massive des grands animaux. La dépendance vis-à-vis des grands animaux avait son prix. Les humains ont amoindri leurs propres moyens de subsistance. Mais, alors que d'autres espèces, comme nos cousins ​​les Néandertaliens, se sont éteintes en même temps que leur grandes proies, l'Homo sapiens a décidé de recommencer, cette fois en s'appuyant sur l'agriculture ».

 

Illustrations:

  1. Illustration de la chasse à l'éléphant(Crédit: Dana Ackerfeld).
  2. Le (Crédit: Université de Tel-Aviv).

 

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Découverte historique de l’Université de Tel-Aviv: Voici comment s'habillaient les rois David et Salomon il y a 3000 ans

Une étude menée par le Prof. Erez Ben-Yosef du Département d'archéologie de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec l'Autorité des Antiquités d'Israël sur le site archéologique de Timna a permis de découvrir des fragments de tissus teints en pourpre royal, remontant à 1000 avant J.-C., époque des règnes de David et Salomon. C'est la première fois qu'un tissu teint en pourpre de cette période est découvert en Israël et dans le sud du Levant en général. La pourpre extraite de coquillages de la Méditerranée, était un pigment luxueux réservé aux nobles, aux prêtres et aux rois.

Argaman fibres laineLes résultats de cette étude surprenante, à laquelle ont pris part le Dr. Naama Sukenik et le Dr. Orit Shamir de l'Autorité des Antiquités d'Israël, ainsi que le Prof. Zohar Amar et les Dr. David Iluz et Alexander Varvak de l'Université Bar Ilan, ont été publiés dans la prestigieuse revue PLOS ONE.

« Le roi Salomon s’est fait une litière d’arbres du Liban. Il en a fait les colonnes d'argent, le dossier d'or, le siège de pourpre ; son intérieur était tapissé avec amour par les filles de Jérusalem ». (Cantique des Cantiques 3, 9-10)

Une teinture extrêmement coûteuse, dont le prix était souvent plus élevé que celui de l'or

« C'est une découverte passionnante et très importante », explique le Dr. Naama Sukenik, conservatrice des vestiges organiques de l'Autorité des Antiquités d'Israël. « C'est la première fois qu'on découvre un fragment de tissu de l'époque de David et Salomon, teint avec ce pigment luxueux. Dans l’Antiquité, les vêtements pourpres étaient réservés aux nobles, aux prêtres et bien sûr aux rois. La beauté de la couleur, le fait qu'elle ne se délave pas et la difficulté de la production du pigment présent en infime quantité seulement dans certains coquillages, tout cela faisait de la pourpre (« argaman » en hébreu) une teinture extrêmement coûteuse, dont le prix était souvent plus élevé que celui de l'or. Jusqu'à présent, on n’avait retrouvé que des débris de coquillages et des fragments de céramique portant des taches de cette couleur, constituant des preuves de l'industrie de la pourpre à l'âge du fer, mais c'est la première fois qu’on a retrouvé une preuve directe des tissus teints eux-mêmes, préservés depuis près de 3 000 ans ».

Argaman textileLe Prof. Erez Ben-Yosef explique qu’une équipe de l'Université de Tel-Aviv fouille le site de Timna sans interruption depuis 2013, menant notamment depuis plusieurs années, une étude sur les tissus teints qui y ont été retrouvés : « Grâce à l'extrême sécheresse du lieu, nous avons pu y découvrir des vestiges organiques tels que des tissus, des cordes et des peaux de la période du fer, époque des rois David et Salomon, qui nous fournissent un aperçu exceptionnel sur la vie à l'époque biblique. Même en fouillant encore pendant cent ans à Jérusalem, on n’y trouvera pas de tissus datant d'il y a 3 000 ans. Le niveau de conservation dans la Vallée de Timna est exceptionnel, et n’a son équivalent que sur des sites bien plus récents comme celui de Masada ou les grottes de Bar Kochba. Ces dernières années, nous effectuons des fouilles dans un nouveau secteur du site de Timna appelé la « Colline aux esclaves ». Le nom peut prêter à confusion, car les ouvriers qui y travaillaient n'étaient pas du tout des esclaves, mais des bien artisans experts. Timna était un centre de production du cuivre, le pétrole de l'âge du fer. La production du cuivre exigeait des connaissances avancées dans le domaine de la métallurgie, probablement secrètes, et ceux qui les détenaient étaient en fait les professionnels du High Tech de l’époque. La colline aux esclaves est le plus grand secteur de production de cuivre de la vallée de Timna et regorge de déchets industriels, comme des scories provenant des fours métallurgiques. Dans l'un de ces tas de déchets, nous avons retrouvé trois fragments de tissu ainsi que des restes de fils et de fibres de laine, teints en pourpre royale. Leur couleur a immédiatement attiré notre attention, mais nous ne pouvions pas croire que nous avions retrouvé de la pourpre véritable d’une période si lointaine. La datation au carbone 14 indique que ces échantillons datent d'environ 1000 ans avant J.-C., époque des royaumes de David et Salomon à Jérusalem dans la Bible ».

La pourpre et l'azur

Selon les chercheurs, le colorant pourpre était produit à partir de trois espèces de coquillages de la Méditerranée: le murex à pointes émoussées, le murex ‘droite épine’ et le murex à bouche rouge. Le pigment est secrété par une glande située dans le corps du mollusque au cours d’un processus chimique complexe qui dure plusieurs jours. Aujourd'hui, il est admis par la plupart des chercheurs que les deux teintures considérées comme prestigieuses dans l’Antiquité, le pourpre et le bleu azur, étaient toutes deux produites à partir du murex, mais dans différentes conditions. Lorsque le coquillage est exposé à la lumière, il produit la teinte bleue, tandis que sans exposition, on obtient la teinte pourpre. Ces couleurs sont souvent mentionnées côte à côte dans la Bible et apparaîssent dans divers contextes dans la tradition juive et chrétienne, et toutes deux ont une signification symbolique et religieuse jusqu’à nos jours. Les prêtres du temple, les rois David et Salomon, Jésus portaient tous, selon le récit biblique, des vêtements teints en pourpre.

Argaman murexPour reconstituer le pigment des murex, le Prof. Amar s’est rendu en Italie, où il a écrasé des milliers de coquillages (dont le contenu est comestible) et utilisé la matière extraite de leurs glandes pour réaliser des centaines de tentatives visant à recréer la teinture primitive. « Ces travaux pratiques nous ont ramenés des milliers d'années en arrière et nous ont permis de mieux comprendre certaines sources historiques jusque-là hermétiques liées à ces deux couleurs luxueuses », explique-t-il.

L'identification chimique de la couleur a été effectuée au moyen d’un dispositif de chromatographie analytique sophistiqué (HPLC) qui a indiqué la présence de molécules de couleur spécifiques, présentes uniquement dans ce type de coquillages. Selon le Dr. Sukenik, la plupart des tissus trouvés à Timna, et dans les fouilles archéologiques en général, étaient teints à l'aide de diverses plantes, qui étaient davantage disponibles et plus faciles à utiliser. L'utilisation de colorants de source animale pour la teinture des vêtements est considérée comme beaucoup plus prestigieuse et servait de critère important du statut économique et social du porteur. « Les fragments de tissus teints en pourpre retrouvés sont les plus anciens non seulement en Israël, mais dans tout le sud du Levant », explique-t-elle. « De plus, nous pensons avoir réussi à identifier sur l'un des fragments l’utilisation d’une méthode de teinture particulièrement avancée, utilisant deux sortes de coquillages pour enrichir la couleur. Cette technologie est décrite par l'historien romain Pline l'Ancien, au Ier siècle après J.-C., et le pigment produit était considéré comme particulièrement luxueux ».

David, un roi nomade ?

Le Prof. Ben-Yosef identifie le site d'extraction du cuivre de Timna avec le Royaume biblique d'Edom, qui bordait le royaume d'Israël au sud. Selon lui, ces découvertes dramatiques devraient révolutionner notre façon de penser les sociétés nomades tout au long de l'âge du fer. « Les nouvelles découvertes renforcent notre hypothèse selon laquelle Timna était le siège d’une élite, et donc d’une société stratifiée. De plus, comme les coquillages sont originaires de la Méditerranée, à plus de 300 km de Timna, cette société a probablement entretenu des relations commerciales avec d'autres peuples vivant sur la plaine côtière. Cependant, nous ne considérons pas Edom comme un royaume sédentarisé, mais plutôt comme un royaume nomade. Lorsque nous pensons aux nomades, il nous est difficile de nous détacher de l'analogie avec les Bédouins contemporains, et par conséquent nous avons du mal à imaginer des rois sans palais magnifiques en pierre et sans villes fortifiées. Mais dans certaines conditions, les sociétés nomades pouvaient également constituer des structures socio-politiques complexes, que la Bible identifiait à des royaumes. Ce débat renvoie bien sûr à Jérusalem. Nous savons que les tribus d'Israël étaient à l'origine nomades et que leur processus de sédentarisation a été long et lent. Les archéologues recherchent le palais du roi David, mais David n'a peut-être pas exprimé sa richesse par des constructions luxueuses, mais probablement d’une manière mieux adaptée à la tradition nomade, comme des tissus et des objets ».

Selon le Prof. Ben-Yosef, « C'est une erreur de penser que l’absence de bâtiments luxueux et de forteresses feraient des descriptions bibliques du Royaume unifié de Jérusalem une fiction littéraire. La nouvelle étude de Timna nous montre que même sans de tels bâtiments, il y avait des rois dans notre region, qui régnaient sur des sociétés complexes, créaient des alliances et des liens commerciaux, et luttaient les uns contre les autres. L'expression de la richesse d'une société nomade ne se mesurait pas en palais et en monuments de pierre, mais par des éléments qui n'étaient pas moins coûteux dans le monde antique, comme le cuivre produit à Timna et la pourpre faisant l’objet d’échanges commerciaux avec les producteurs de cuivre ».

Argaman fouilles

 

Photos :

  1. Fibres de laine teintes en pourpre royale ~ 1000 av.J.-C., Vallée de Timna, Israël (Crédit : Dafna Gazit, Autorité des Antiquités d’Israël).
  2. Tissu en laine teint enpourpre royale ~ 1000 av.J.-C., Vallée de Timna, Israël (Crédit: Dafna Gazit, Autorité des Antiquités d’Israël).
  3. Coquilles de murex (Crédit: Shahar Cohen, autorisation de Zohar Amar).
  4. Les fouilles de la Colline aux esclaves (Crédit: Chai Ashkenazi, autorisation du Projet des excavations de Timna de l'Université de Tel-Aviv).
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L'homme préhistorique se servait d’outils pour extraire la moelle des os et la consommer, d’après les archéologues de l’Université de Tel-Aviv

D’après une étude menée par le Dr. Flavia Venditti, le Prof. Ran Barkai et le Dr. Aviad Agam de l'Institut d'archéologie de l'Université de Tel-Aviv sur des outils en silex datant de 500 000 à 300 000 ans trouvés sur le site de Revadim (environ 25km au sud-est de Tel-Aviv), les outils en silex du type « galets taillés» ou « chopping tools », également retrouvés sur la plupart des sites préhistoriques de la même période dans le monde, étaient utilisés pour briser avec précision les os des animaux pour en extraire la moelle osseuse, substance d’une grande valeur calorique. L’étude élargit nos connaissances sur la boîte à outils des premiers humains, et constitue un pas supplémentaire dans la compréhension de leur mode de vie et de l'évolution humaine. 

Revadim silex coverL'article, réalisé en collaboration avec des chercheurs de l'Université de Rome vient d’être publié dans la revue PLOS ONE.

« Nous étudions les outils en pierre provenant des sites préhistoriques en Israël depuis de nombreuses années, afin de découvrir comment les premiers hommes les utilisaient », explique le Prof. Barkai. « L'une de nos sources les plus importantes est le site de Revadim, un site à ciel ouvert (par opposition aux grottes) datant de 500 000 à 300 000 ans avant notre époque, riche en vestiges exceptionnellement bien conservés. Au fil du temps, nous avons découvert que ce site, apparemment utilisé par les humains de type Homo erectus tardif, était un lieu privilégié qui a été habité à maintes reprises. On y a retrouvé des ossements d'une grande variété d'animaux dont les habitants se nourrissaient : éléphants, bovins, élans, daims et autres ».

Une véritable 'boite à outils'

Les chercheurs ajoutent que les habitants de Revadim avaient développé une véritable ‘boîte à outils’, diversifiée et performante, comprenant une sélection d'outils pour différents usages, tout comme celle utilisée par les bricoleurs d’aujourd'hui. Au cours des années, les chercheurs ont réussi à découvrir l’utilisation d’une partie de ces outils en pierre trouvés sur le site, et se sont à présent intéressés aux ‘outils de coupe’ : des galets massifs en silex, possédant un bord travaillé et très tranchant. « Les outils de coupe ont été inventés en Afrique il y a environ 2,6 millions d'années et ont migré avec les humains partout où ils sont allés au cours des deux millions d'années qui ont suivi », explique le Prof. Barkai. « On en a retrouvé en grande quantité dans presque tous les sites préhistoriques du monde, en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et même en Chine, témoignage de leur grande importance. Mais jusqu'à présent, aucun test de laboratoire n'avait été effectué pour savoir à quoi ils servaient ».

Ran barkai silexLes chercheurs ont donc analysé un échantillon de 53 outils de coupe provenant du site de Revadim en s’attachant aux traces d'usure et de résidus organiques restés dessus, travaillant à cette fin en collaboration avec des chercheuses de l'Université de Rome spécialisées dans ce type de tests. Certains spécimens présentaient de nombreuses rayures et marques d'usage, et d’autres des résidus d'ossements d'animaux, conservés depuis près d'un demi-million d'années. À la suite de ces découverte, les chercheurs ont également appliqué les méthodes de l'archéologie expérimentale: ils ont collecté des galets de silex dans les environs de Revadim, ont fabriqué des répliques d'outils de coupe et les ont utilisés pour fendre des os d'animaux morts de taille moyenne. La comparaison entre les marques d'usure et de résidus organiques sur les outils répliqués et celles des originaux préhistoriques a considérablement renforcé les conclusions de l'étude.

Une opération qui nécessite une grande habileté et une grande précision

Flavia Venditti« Les premiers humains fendaient les os d'animaux principalement pour en extraire la moelle osseuse », explique le Prof. Barkai. « Il s'agit d'une opération qui nécessite une grande habileté et une grande précision car seul un fractionnement précis de l'os en deux évite d’écraser la moelle osseuse et de l’endommager. Le type d’outil que nous avons étudié, l’outil de hachage, était apparemment particulièrement adapté, facile à fabriquer et efficace, et était utilisé principalement à cette fin vitale. Cela explique sa large diffusion, et le fait qu'il ait été utilisé pendant si longtemps. La présente étude élargit nos connaissances de la boîte à outils des premiers humains, et constitue un pas supplémentaire dans la compréhension de leur mode de vie, de leur propagation et de l'évolution humaine ».

 

Photos :

1. Outils de hachage et de tranchage du site acheuléen de Revadim (Crédit : Prof. Ran Barkai).

2. Le Prof. Ran Barkai cisèle une copie d'un outil de hachage (Crédit : Prof. Ran Barkai).

3. Le Dr. Flavia Venditti (Crédit : Dr. Flavia Venditti)

 

Autres études du Prof. Barkai:

Les hommes conservaient déjà leur nourriture il y a 400 000 ans, d'après les archéologues de l'Université de Tel-Aviv

Les archéologues de l'Université de Tel-Aviv ont découvert comment les hommes préhistoriques dépeçaient les éléphants

Les hommes préhistoriques recyclaient déjà leurs outils il y a 400 000 ans

L'homme du Neandertal et les mammouths ont partagé les mêmes mécanismes génétiques d'adaptation au froid, d'après les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv

Un site préhistorique vieux de 500 000 ans découvert par l'Université de Tel-Aviv en collaboration avec l'Autorité des Antiquités d'Israël

La plus vieille école du monde découverte sur un chantier de fouilles de l'université de Tel-Aviv

Nous devons notre vie aux éléphants, selon les archéologues de l’Université de Tel-Aviv

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Le bébé éléphant était un met de choix pour l'homme du Neandertal, d'après les archéologues de l'Université de Tel-Aviv

 

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On faisait du commerce entre l’Inde et Israël il y a 3 700 ans, d’après les archéologues de l’Université de Tel-Aviv

Une étude internationale, à laquelle ont participé le Prof. Israel Finkelstein et le Dr. Mario Martin du Département d'Archéologie et des Cultures Anciennes du Proche-Orient de l'Université de Tel-Aviv, ainsi que le Dr. Ianir Milevski et le doctorant Dmitry Yegorov de l'Autorité des Antiquités d’Israël, révèle un commerce mondial important entre l'Inde, l'Asie du Sud-Est et Israël dès le XVIe siècle avant notre ère, comprenant des produits exotiques comme le soja, les bananes séchées et le curcuma, et ce près de mille ans avant que ces aliments ne soient disponibles dans la région.

Israel Finkelstein FoodL'étude, réalisée sous la direction du Prof. Philipp Stockhammer de l'Université de Munich, a été publiée dans la revue PNAS de décembre 2020.

Elle a porté sur des résidus alimentaires identifiés dans le tartre dentaire de personnes enterrées à Tel Megiddo et Tel Erani (près de Kiryat Gat) en Israël. L'examen de ces dents, datées du XVIe siècle avant notre ère à Megiddo et du XIe siècle avant notre ère à Tel Erani, a révélé des traces de divers aliments, notamment des denrées provenant d'Asie du Sud-Est, tels que le soja, les bananes et le curcuma.

La mondialisation à l'âge du bronze et au début de l'âge de fer

« Lorsque nous imaginons le marché de la ville de Megiddo il y a 3 700 ans, nous pensons à des aliments locaux comme le blé, les dattes et les graines de sésame », dit le Prof. Finkelstein. « Nous avons bien sûr retrouvé des molécules anciennes et des microfossiles de ces aliments de base dans les mâchoires examinées. Cependant, parallèlement à cela, nous avons également découvert des traces de soja, de banane et de curcuma ».

Selon les chercheurs, il s'agit de la plus ancienne trace de ces aliments retrouvée en dehors de l'Asie du Sud-Est. La découverte repousse la plus ancienne apparition connue de ces aliments en Israël et sur le pourtour du Bassin méditerranéen de plusieurs siècles pour le curcuma et même d’un millénaire pour le soja. Elle signifie que le commerce à longue distance de fruits, d'épices et d'huiles exotiques existait entre l'Asie du Sud-Est et la région d'Israël, à travers la Mésopotamie ou l'Égypte, dès le deuxième millénaire avant notre ère : la mondialisation à l’âge de bronze et au début de l‘âge du fer. De toute évidence, aucune banane n'aurait survécu au voyage d'Asie du Sud-Est à Megiddo, et on peut donc supposer qu'elles étaient livrées et consommées sous forme de fruits secs.

Fouilles Meggido« Il s’agit d’une preuve claire du commerce avec l'Asie du Sud-Est dès le XVIe siècle avant notre ère, bien plus tôt qu'on ne le supposait auparavant », explique le Prof. Finkelstein. « Nous avions déjà retrouvé des preuves similaires de commerce à longue distance il y a quelques années: des traces moléculaires de vanille dans des récipients en céramique de la même période à Megiddo. Cependant, on sait très peu de choses sur les routes commerciales ou la manière dont les marchandises étaient livrées ».

« Au cours de nos fouilles à Tel Erani, nous avons fait une découverte surprenante : un cimetière du début de l'âge du fer, il y a environ 3 100 ans », rapportent le Dr. Ianir Milevski et le doctorant Dmitry Yegorov du Département des fouilles, des études et de la recherche de l'Autorité des Antiquités d'Israël. «Dans certaines des tombes, nous avons retrouvé des familles enterrées ensemble, les enfants aux côtés de leurs parents. Nous avons également trouvé des offrandes funéraires, bols, cruches et pichets enterrés avec les morts, pour leur utilisation dans l'au-delà. Dans certains récipients, nous avons découvert des résidus d’os d'animaux, principalement de moutons et de chèvres, destinés à nourrir les morts. Nous prévoyons d'étudier la vaisselle de manière plus approfondie, dans l’espoir d’y retrouver des résidus de bananes et de graines de sésame similaires à ceux découverts dans les dents des personnes enterrées avec eux ». Le Dr. Milevski et le doctorant Dmitry Yegorov ont ajouté qu’ils collaborent avec le Prof. Stockhammer, pour examiner l'ADN des ossements humains, afin de tenter de comprendre qui étaient ces personnes et d'où elles venaient ».

Tout un monde de vestiges révélé par le microscope

Le soja a été domestiqué pour la première fois en Chine au VIIe millénaire avant notre ère. La banane, domestiquée en Nouvelle-Guinée au Vème millénaire avant notre ère, est arrivée en Afrique occidentale 4 000 ans plus tard, mais jusqu'à présent aucune indication n'avait été retrouvée d’une quelconque apparition antérieure de ce fruit au Moyen-Orient.

Des molécules de curcuma et de soja ont été découvertes dans un os de mâchoire à Megiddo, et des protéines de banane ont été retrouvées dans deux mâchoires de Tel Erani. On ne peut donc pas déterminer si ces aliments étaient accessibles à toutes les classes sociales. Les chercheurs supposent que les mâchoires appartenaient probablement à des personnes de statut social relativement élevé, en raison de la structure des tombes et des offrandes qui y ont été placées. Par ailleurs, le fait d’avoir retrouvé des preuves de la consommation de graines de sésame dans les mâchoires de Megiddo et de Tel Erani, indique que cet aliment constituait une composante importante de la cuisine locale dès le deuxième millénaire avant notre ère.

«Notre étude démontre les immenses possibilités représentées par l’intégration des sciences naturelles et des sciences exactes dans la recherche archéologique moderne», conclut le Prof. Finkelstein. « L'archéologie traditionnelle, qu’on peut également appeler macro-archéologie, fournit des données visibles à l'œil nu, comme des bâtiments, des poteries, des bijoux ou des armes. Mais il existe tout un monde de vestiges, d'une importance cruciale, qui ne peut être révélé que par l’utilisation du microscope et de méthodes d’analyse avancées ».

 

Lien vers l'article:

https://www.pnas.org/content/early/2020/12/16/2014956117

 

Photos :

  1. Le (Crédit: Université de Tel Aviv).
  2. Les foulles de Megiddo (Crédit : Megiddo Expedition Team, Université de Tel-Aviv).

 

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Le four métallurgique a probablement été inventé en Israël il y a 6 500 ans, d’après les archéologues de l’Université de Tel-Aviv

D’après une étude réalisée par le Prof. Erez Ben Yosef, Dana Ackerfeld et Omri Yagel du Département d'archéologie et des cultures de l’Ancien Proche-Orient de l'Université de Tel-Aviv, il est possible que les premiers fours métallurgiques au monde soient apparus sur le site d’un atelier de production du cuivre datant de 6 500 ans, l'un des plus anciens du monde, découvert dans le quartier Neve Noy de Be'er Sheva. Selon les archéologues, le minerai était originaire de Jordanie, à une distance de 100 km, et transporté sur le site par les habitants de l’ancienne Be’er Sheva, désireux de préserver le secret technologique de leur installation sophistiquée et révolutionnaire pour l’époque.

Neve Noy fouillesLes résultats de cette étude pionnière, réalisée en collaboration avec le Dr. Yael Abadi-Reiss, Talia Abulafia et Dimitri Yegorov de l'Autorité des Antiquités d’Israel et le Dr. Yehudit Harlavan de l'Institut géologique d'Israël, ont été publiés en octobre dans la prestigieuse revue Journal of Archaeological Science: Reports.

L’étude a duré plusieurs années, depuis la découverte de l'atelier, en 2017, lors de fouilles archéologiques préventives menées par l'Autorité des Antiquités d'Israël. « Les fouilles ont révélé des preuves d’une industrie familiale de la période chalcolithique, il y a environ 6 500 ans », commente Talia Abulafia, Directrice des fouilles de l'Autorité des Antiquités. « Les découvertes surprenantes comprenaient, entre autres, un petit atelier de fusion du cuivre où l’on a trouvé des débris de creusets, petits pots en limon dans lesquels on raffinait le cuivre, ainsi que de nombreuses scories de ce métal ».

Le 'High Tech' de l'Antiquité

La période chalcolithique (du grec khalkos – cuivre et lithos – pierre), est ainsi nommée parce que l'homme y travaillait déjà le métal, mais les outils utilisés étaient encore en pierre. Une analyse isotopique des restes de minerai dans les fragments des creusets montre que la matière première utilisée pour la production du métal dans le quartier de Neve Noy provenait de la région de Wadi Faynan dans l'actuelle Jordanie, à plus de 100 km de Be’er Sheva. Ce contrairement à la méthode qui a prévalu par la suite à travers l'histoire, où, pour des raisons économiques et pratiques, les fours étaient construits à proximité des mines. Les chercheurs estiment que cette distance s’explique par le souhait de préserver le secret technologique.

Neve Noy scories« Il faut comprendre que la production du cuivre était la haute technologie de cette période », explique le Prof. Erez Ben-Yosef. « Il n’existait pas de technologie plus sophistiquée dans le monde antique. Si l’on jette simplement des morceaux de minerai dans le feu, rien ne se produit. Certaines connaissances sont nécessaires notamment pour la fabrication de fours spéciaux, qui peuvent atteindre des températures élevées en préservant une faible quantité d'oxygène ».

Le Prof. Ben-Yosef fait état de l’existence d'une culture dite ghasulienne, qui tire son nom du site archéologique en Jordanie Tulaylât al-Ghassûl, où elle a été identifiée pour la première fois. Cette culture, qui s'étendait de la vallée de Be'er Sheva jusqu’au sud du Liban, est exceptionnelle par ses réalisations dans le domaine de l'art et du culte ; il suffit pour en juger de regarder les merveilleux objets en cuivre trouvés dans le trésor de Nahal Mishmar, et exposés aujourd'hui au Musée d'Israël.

Une 'guilde' d'experts

Selon lui, les habitants de la région des mines (la vallée de l'Arava) faisaient du commerce avec des Ghasuliens de Be'er Sheva et leur vendaient du minerai, mais eux-mêmes ne savaient pas comment le transformer. « Même dans les villages ghasuliens le long de l’oued de Be'er Sheva, le cuivre était produit par des experts dans des ateliers spéciaux, l'analyse chimique des résidus montrant que chaque atelier gardait la ‘recette’ qui lui était propre et ne la partageait pas avec les autres. La rivière de Beer Sheva coulait probablement dans son lit à l'époque, et donc l'environnement était adapté au développement des ateliers de cuivre, dont les fours et autres installations sont faits d’argile ».

D’après le Prof. Ben-Yosef, même dans les localités chalcolithiques, où l’on utilisait à la fois des récipients en pierre et en cuivre, la magie de la fabrication du matériau brillant était réservée à une élite. « Au début de la révolution métallurgique, le secret de la fabrication du métal était gardé au sein d’une ‘guilde’ d'experts. Partout dans le monde, on retrouve des sortes de ‘quartiers’ de producteurs de métaux dans les localités chalcolithiques, comme celui situé à Be'er Sheva ».

Erez Ben YosefSelon les chercheurs, les découvertes de Neve Noy renforcent la thèse selon laquelle, malgré son caractère rural et éloigné de l’urbanisation, cette société était hiérarchisée et complexe, et comportait une stratification sociale avec une élite distincte, possédant des domaines de spécialisations et des secrets professionnels, qui maintenait son pouvoir en produisant le matériau brillant, le cuivre. « Les ustensiles en cuivre produits n'avaient pas d’utilité pratique, mais une signification symbolique. La hache de cuivre n'était pas utilisée comme une hache, c'était une imitation artistique et rituelle de la hache de pierre. Les objets en métal servaient pour le culte, et les outils de pierre pour l’usage quotidien ».

De plus, il est possible que le four métallurgique ait été inventé sur ce site. « Lors de la première étape de la production de cuivre dans le monde, on ne trouve pas de fours, mais des creusets », explique le Prof. Ben-Yosef. « Le creuset est un petit récipient en poterie, qui ressemble à un pot de fleurs, une sorte de four portable utilisant du charbon. Ici, dans l'atelier de cuivre de Neve Noy découvert par l'Autorité des Antiquités d'Israël, nous avons montré que la technologie utilisée était basée sur de vrais fours. C'est une preuve très précoce de l'utilisation de fours pour la métallurgie, qui soulève la possibilité qu’ils aient été inventés dans notre région. Il est également possible que les fours se soient également développés ailleurs, directement à partir des creusets, car certains chercheurs considèrent que les premiers fours ne sont rien de plus que de grands creusets fixés au sol. Nous laisserons les futures découvertes décider de cette question, mais il n’y a aucun doute que la Be'er Sheva antique ait apporté une contribution importante au progrès de la révolution mondiale du métal, et qu'au 5ème millénaire avant notre ère, c'était une puissance technologique dans toute la région ».

 

Photos :

  1. La zone de fouille de Neve Noy à Be'er Sheva (Crédit: Talia Abulafia, Autorité des Antiquités d’Israel - IAA).
  2. Scories de cuivre trouvées lors des fouilles de Neve Noy. (Crédit: Anat Rasiuk, IAA)
  3. Le Prof. Erez Ben Yosef de l'Université de Tel-Aviv. (Crédit: Université de Tel-Aviv).

 

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