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Le campus de l'Université de Tel-Aviv comme vous ne l'avez encore jamais vu

Du toit vert du bâtiment Porter au laboratoire souterrain de recherche sur les racines du jardin botanique, en passant par le télescope de l'Ecole de physique et les 2 000 mètres carrés de panneaux solaires sur le toit de la Bibliothèque Sourasky : le campus de la plus grande université de recherche d'Israël comme vous ne l'avez encore jamais vu.

root lab 580 Notre campus est étendu (1 200 mètres de long sur 750 mètres de large) et verdoyant. Mais ses sous-sols et ses toits recèlent certains de ses trésors les plus intéressants.

Examiner les racines par en-dessous

Sous le Jardin botanique de l'Université de Tel-Aviv se trouve le seul laboratoire au monde qui permette d'examiner les racines par en-dessous ! Le laboratoire de recherche sur les racines est un dispositif de culture où les plantes poussent à l'extérieur alors que leurs racines croissent dans des cellules souterraines sombres. Les plantes sont irriguées et alimentées par une solution qui leur est administrée toutes les trois minutes au moyen d'un système de pulvérisation faible. La composition de la solution, sa température, le temps de pulvérisation et la fréquence de l'alimentation sont contrôlés. Les cellules où poussent les racines ont des dimensions qui permettent le développement illimité de systèmes racinaires entiers (jusqu'à une profondeur de 6 mètres!) tout au long du cycle la de vie des plantes. C'est le seul système expérimental de ce type au monde. Il permet entre autre de mesurer les racines avec précision et sans crainte d'erreur, dans la mesure où il n'est pas nécessaire de déraciner la plante. Ainsi, bien que les conditions de laboratoire ne soient pas similaires à celles du sol, le laboratoire est utilisé pour l'évaluation comparative du potentiel de croissance des racines des plantes testées.

Pièces détachées

Dans les sous-sols de la Faculté d'ingénierie se trouve l'atelier de construction de pièces détachées dirigé par le Dr. Rachel Shmuel ou deux étudiants ingénieurs mécaniciens produisent les diverses pièces de machines utilisées par les chercheurs de la Faculté dans leurs recherches et apportent des solutions pour la fabrication de dispositifs et de prototypes, de la phase de conception aux produits finis.

Ils ont entre autre préparé les pièces de la voiture de course conçue et réalisée par les étudiants d'ingénierie (TAU Racecar), ainsi que de nombreux dispositifs médicaux pour les tests sur tissus cellulaires artificiels ou des pièces optiques pour expériences au laser. Ils trouvent également le temps d'apporter leur contribution à la communauté en collaborant avec des organisations d'aide aux handicapés pour la conception de matériel et accessoires facilitant la vie quotidienne des personnes souffrant de divers handicaps.

Observer les étoiles

dome2 580Grimpons à présent sur les toits. Sur celui de la Faculté des sciences exactes se trouve un télescope Meade 8 pouces (203 mm) utilisé dans le cadre des cours de laboratoire par les étudiants en deuxième et troisième années de licence. Surnommé TAUET (Télescope éducatif de l'Université de Tel-Aviv), il était utilisé à l'origine uniquement pour l'expérience dite de Photométrie (mesure de la brillance) des pulsars (objets astronomiques produisant un signal périodique), au cours de laquelle les étudiants passent deux nuits complètes au télescope. L'an dernier, son activité a été étendue à une nouvelle expérience dite de caractérisation des amas stellaires, où les étudiants observent deux groupes d'étoiles de leur choix et les comparent.

Autrefois, le télescope était rangé dans une sorte de réservoir installé sur le toit du bâtiment et les étudiants devaient le monter chaque soir et le démonter le matin. En 2015, le système a été perfectionné par deux étudiants du Département, Yaakov Feirman et Yossi Schwarzwald et comprend une nouvelle caméra, un nouveau télescope et l'énorme dôme visible sur le toit du bâtiment. À l’heure actuelle, le télescope n’est utilisé que pour l’apprentissage, et les études requérant une précision plus importante sont réalisées dans l'observatoire Wise de l'UTA à Mitzpeh Ramon.

Le toit toujours vert

Toit vertLe "toit vert" du bâtiment Porter de l'Ecole des sciences environnementales est recouvert à 50% d'une végétation qui lui procure une isolation thermique efficace en toute saison, empêchant le refroidissement en hiver et le réchauffement en été, et aide à y maintenir une température agréable à tout moment, sans avoir besoin d'utiliser de système de climatisation. Le toit vert est également utilisé comme laboratoire de recherche et pour les cours en plein air destinés aux étudiants et au grand public. Le jardin est composé de plantes locales économes en eau, principalement des plantes charnues telles que les plantes succulentes et les cactus. La végétation se développe sur un substrat spécial composé de tuf naturel, d'une couche de drainage de l'eau et des feuilles d'étanchéité empêchant les racines de pénétrer le toit et de provoquer des fuites. Les plantes sont irriguées avec de l'eau purifiée provenant du bassin vert du jardin du bâtiment. Le toit vert n'a guère besoin d'entretien : les plantes sont petites et n'ont pas besoin d'être taillées, l'irrigation est effectuée au goutte à goutte et il n'est pas nécessaire de goudronner ni de blanchir le toit. De plus, le toit végétal absorbe les eaux de pluie, même par tempête, de sorte qu'il n'y a pas d'écoulement par les gouttières ni de risque d'inondation. L’excèdent d’eau est évacué vers les égouts municipaux. En plus du jardin, des éoliennes sont installées sur le toit pour produire la faible énergie nécessaire à la démonstration de technologies, la recherche et l’enseignement. Le toit offre de plus une vue spectaculaire sur le campus et toute la région.

Energie solaire

Enfin, un projet novateur comprenant 2 000 mètres carrés de panneaux solaires installés sur le toit de la Bibliothèque Sourasky, permet, par beau temps, de produire 180 kilowattheures. À l'exception du toit de l'Institut de recherche sur l'énergie solaire de la Midrasha Ben Gourion à Sde Boker, il s'agit du premier projet de ce genre dans les universités israéliennes. Son succès sera supervisé par les Départements d'ingénierie et d'infrastructure de l'université, ainsi que par l'Unité d'Environnement. En outre, il servira de laboratoire aux étudiants de la Faculté d'ingénierie. Des capteurs ont été installés pour mesurer les données physiques à des fins de surveillance et de recherche, en vue de l'installation d'autres panneaux solaires sur le campus.

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Photos: Pini Batat et Shai Epstein

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La Journée internationale des femmes par les chercheuses de l'Université de Tel-Aviv

Qu'est-ce qu'être une femme dans le milieu universitaire, comment les femmes sont-elles représentées dans les domaines scientifiques et que fait l'Université de Tel-Aviv en faveur de la parité entre les sexes ? A l'occasion de la Journée internationale de la femme qui prendra place demain 8 mars 2019, quatre chercheuses de l'UTA présentent leurs vues sur la condition des femmes aujourd'hui et dans l'avenir.

LiadMudrik2Dr. Liad Mudrik : tous les clichés sont vrais

Chercheuse à l'École de psychologie et à l'Ecole des neurosciences de l'UTA, le Dr. Liad Mudrik est spécialisée dans les études sur la métacognition et la source des processus conscients et inconscients dans le cerveau. a été choisie parmi les 50 femmes les plus influentes d'Israël pour l'année 2017 par le magazine Forbes.

"Tout au long de ma scolarité, je ne me suis jamais sentie différente en tant que femme. Je ne posais pas moins de questions en classe, je ne me sentais pas menacée ni désavantagée. Mais à mesure que plus j'ai progressé dans échelle universitaire, les choses ont commencé à changer. Lorsque j'ai fais mon post-doc, je me suis retrouvée avec très peu de femmes à mes côtés, et beaucoup d'hommes. Je me suis alors rendu compte que l'un des principaux obstacles à la progression des femmes dans le milieu universitaire est que beaucoup hésitent à partir à l'étranger. En cherchant du travail de retour en Israël, je me suis découvert des modèles de comportement dont j'ai réalisé plus tard qu'ils étaient essentiellement féminins. Tous les clichés sont vrais : nous demandons moins, nous nous excusons plus, nous n'avons pas l'impression que les choses nous reviennent de droit. Depuis, je transmets ce message à chaque étudiante je rencontre. Ne pas abandonner, cesser de demander pardon. Qu'elle sache qu'elles sont ici par droit et non par charité, qu'elles n'aient pas peur de tout renverser pour arriver là où elles le veulent. Déjà aujourd'hui, en 2019, cela ne semble plus si farfelu. Et j'espère que lors de la Journée de la femme 2049, quand ma fille aînée aura mon âge, il n'y aura plus besoin d'expliquer tout cela.

Prof. Daphna Hacker : la force de l'excellence universitaire

Daphna HackerLe Prof. Hacker dirige le programme d'études sur les femmes et les genres de l'Université de Tel-Aviv. Elle est membre de la Faculté de droit et de la Faculté des sciences humaines et mène des recherches sur la vie familiale dans une perspective juridique et sexospécifique. Son dernier livre sur la famille à l'ère mondiale sorti aux Presses de l'Université de Cambridge, a remporté le Prix du Meilleur livre 2018 de l'Association américaine de Droit et Société.

"Pour moi, chaque jour est une Journée de la femme. Cette année, nous célébrons cette Journée internationale par deux événements: l’un consacré aux femmes et à l’économie et l’autre à la projection en avant-première du nouveau film sur la juge Ruth Baider Ginsburg, une femme qui a réussi à franchir le plafond de verre : étudier le droit à Harvard à une époque où on comptait un femme sur 100 étudiants, y être la première enseignante dans le domaine du droit après qu'aucun cabinet d'avocats de New York n'ai accepté de l'employer parce qu'elle était une femme); plus tard, déposer en tant qu'avocate les premiers recours en faveur des droits des femmes auprès de la Cour suprême, où elle a finalement été nommée comme juge et où elle a siégé pendant le dernier quart de siècle. Le récit personnel, familial et professionnel de la juge Baider Ginsburg est une source d'inspiration et la preuve de la force de l'excellence universitaire, de l'engagement militant et d'un comportement à la fois modéré et courtois, mais aussi courageux et novateur".

Prof. Dana Ron : un choix libre pour les filles comme pour les garçons

Le Prof. Ron est membre du corps professoral de l'Ecole de génie électrique de la Faculté d'ingénierie. Ses recherches portent sur la conception d'algorithmes "super puissants". Elle a reçu l'an dernier le Prix Kadar de l'Université de Tel-Aviv pour les chercheurs exceptionnels. Elle est membre du comité pour l’équité entre les sexes de créé il y a quatre ans à l'université.

Dana Ron"On a beaucoup écrit sur le besoin de promouvoir les femmes dans les domaines des sciences exactes et de l'ingénierie au sein desquels elles sont sous-représentées. Je partage bien sûr ce désir, je pense également que les domaines classés comme "masculins" n'ont pas plus de valeur que ceux considérés classés comme "féminins". Je suis scientifique et plus particulièrement informaticienne parce que c'est le domaine qui me passionne. Mai je pense que les professions telles que l’art, la sociologie, l’enseignement, le travail social etc. sont utiles dans la même mesure. Je veux que l'étude des sciences soit une option pour les filles et les garçons qui s’y intéressent à cela - qu’ils aient un véritable choix. Toutes les filles et tous les garçons ne doivent pas forcément devenir des scientifiques ou des ingénieurs, mais tous devraient être en mesure de déterminer si cela leur convient et de le choisir s'ils le souhaitent".

Prof. Ilana Eli : vers la parité hommes/femmes à l'Université de Tel-Aviv

Le Prof. Eli est conseillère auprès du Président de l'Université de Tel-Aviv pour les questions d'équité entre les sexes. Dentiste et spécialiste de la réhabilitation orale, elle a dans le passé dirigé l'école de médecine dentaire de l'Université de Tel-Aviv.

"Il y aura véritablement égalité et l'équité entre des sexes lorsqu'il ne sera plus nécessaire de discuter de la répartition des sexes dans les universités et la société en général. Je considère que l’intégration des femmes aux postes de responsabilité dans tous les domaines revêt une importance primordiale et je suis convaincu que l'Université de Tel-Aviv parviendra à concrétiser le but qu'elle s'est fixé : arriver à ce qu'au moins la moitié des dirigeants de l'université (tant académiques qu’administratifs) soient féminins d’ici à 2025".

Ilana Eli

Photos: Deborah Auerbach.

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L'Université de Tel-Aviv à la tête du peloton mondial des cours en ligne

Le cours : "L'Odyssée humaine: mort, liberté et recherche du sens" ("Human Odyssey to Political Existentialism – HOPE), du Dr. Uriel Abulof, du Département de sciences politiques de l'Université de Tel-Aviv, sur le sens de la condition humaine dans ses aspects sociaux et politique, a été classé premier sur 3 000 cours en ligne du monde entier par le magazine Class Central, spécialisé dans la formation en ligne ouverte pour tous (MOOC).

Uriel AbulofLe classement est basé sur une notation attribuée par les étudiants, portant sur la qualité du cours et de l'enseignement. Le cours donné par le Dr. Abulof a obtenu la première place dans le domaine des sciences politiques et de la philosophie, la deuxième place en sciences sociales et en Lettres et a été choisi comme le meilleur cours en ligne de l'année 2018 par le magazine Class Central

Fruit d'une collaboration entre l'Université de Tel-Aviv et l'Université de Princeton, le cours explore les caractéristiques communes aux êtres humains et pose des questions comme: Qui sommes-nous ? Devons-nous poursuivre le bonheur ? Quel est le but de la vie, de la mort ? Dieu est-il mort ? Quelle est la place de la réflexion, de la morale et de la vérité dans la société et la politique ? Comment trouver l'amour, l'espoir etc.

Nous éveiller à notre humanité

"Nous sommes fier de ce résultat", a déclaré le Dr. Abulof. " Nous nous trouvons à un moment critique de l'histoire de l'humanité et ce cours est un appel pour nous éveiller à nous relier de nouveau aux composants humains qui nous caractérisent. Je suis personnellement ému qu'il ait attiré l'attention de dizaines de milliers d'étudiants de 110 pays du monde".

" Le but du cours est de comprendre la société humaine, et ce qui nous caractérise en tant qu'êtres humains, la réponse étant l'amour, l'espoir, la religion et la réflexion sur la vie et la mort. Le cours aborde ces sujets au niveau personnel et politique. Il est né grâce à un formidable travail d'équipe de l'Université de Princeton et de l'Université de Tel-Aviv, qui avait pour but de rendre accessible aux étudiants du monde entier la philosophie de l'existentialisme, basée sur le libre arbitre de l'homme".

Le cours a été développé par le Centre d'innovation dans l'apprentissage de l'Université de Tel-Aviv. Il est gratuit, ouvert à tous, ne demande pas de connaissances universitaires préalables et est dispensé en anglais, avec des sous-titres en hébreu et en arabe. Il comprend 44 conférences illustrées par des vidéos et des morceaux de musique.

class centralDr. Uriel Abulof est professeur au Département de Sciences politiques de l'Université de Tel-Aviv et chercheur à l'Institut pour l'auto-détermination de l'Ecole Woodrow Wilson de l'Université de Princeton ainsi qu'à l'Institut Truman pour la promotion de la paix. Il étudie la légitimation et la violence politique, se concentrant sur le nationalisme, les révolutions et les conflits ethniques au Moyen-Orient et dans la région. Il a écrit de nombreux ouvrages et articles dans des revues israéliennes et internationales. Né à Jérusalem, il a fait ses études à l'Université Hébraïque et consacre le plus clair de son temps à la compréhension de la dimension existentielle de notre monde.

 

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Un ancien enseignant et un ex-étudiant de l'Université de Tel-Aviv à l'origine du lancement du premier vaisseau spatial israélien sur la lune

Grâce au talent, l'imagination visionnaire et la détermination d'un ancien étudiant et d'un ex-enseignant en ingénierie électronique de l'Université de Tel-Aviv, Yariv Bash et Kfir Damari, co-fondateurs de la startup SpaceIL, à laquelle se sont joints d'autres anciens étudiants de l'Université, notamment Itzik Gazit, Daniella Geron, Yoav Landsman, Vlady Netzer et Gadi Shirazi, Israël sera le 11 avril 2019 le quatrième pays au monde à atterrir sur la Lune, après les Etats-Unis, la Russie et la Chine.

moonLe vaisseau spatial israélien Bereshit, conçu par la startup SpaceIL et construit par l'entreprise nationale d'aéronautique Israel Aerospace Industries a été lancé vers la lune avec succès dans la nuit de jeudi 21 à vendredi 22 février, à 3h45 du matin, de la base spatiale de Cap Canaveral en Floride. Il devrait atterrir sur la lune le 11 avril, après un trajet de 6 millions de kilomètres. En effet, il tournera d'abord en ellipse autour de la terre jusqu'à sa capture par la force de gravité de la lune prévue pour le 4 avril.

"Un petit pays géant par ses réalisations"

"C'est un grand pas pour Israël et pour la technologie israélienne", a déclaré le Premier Ministre Benyamin Netanyahu qui a assisté au lancement avec son épouse dans les locaux de l'usine spatiale de l'IAI à Yehud, où l'évènement a été retransmis en direct. " Et j'ai demandé à faire placer la Bible un drapeau israélien avec l'inscription 'Am Israël Haï' dans le satellite. Israël est un petit pays géant par ses réalisations".

Le projet a débuté à la fin de l'année 2010 lorsque Yariv Bash, alors étudiant de maîtrise en ingénierie électronique à l'Université de Tel-Aviv a annoncé sur Facebook sa décision de s'inscrire à une compétition organisée par Google, ayant pour but le lancement d'un satellite non-habité sur la lune. Il a été rejoint par Kfir Damari, Ingénieur en communication et enseignant à l'UTA et Jonathan Weintraub, Ingénieur en avionique et électricité, employé à l'IAI. Ensemble, ils fondent SpaceIL, organisation à but non lucratif dont les bureaux se trouvent à l'Université de Tel-Aviv, avec pour but de planter le drapeau israélien sur la lune.

Le projet a rapidement soulevé l'enthousiasme des investisseurs. Bezeq (l’opérateur national de télécommunication  israélien) a accepté de parrainer le projet, l’IAI de construire le vaisseau, le Prof. Itzhak Ben Israël, Président de l’Agence spatiale israélienne et Directeur du Centre Blavatnik de recherche interdisciplinaire de cyber-sécurité de l'Université de Tel-Aviv a proposé son aide. Enfin le philanthrope et homme d'affaires Morris Kahan, créateur de la société de logiciels Amdocs, a fait don d’un demi-million de dollars pour financer l’initiative. La startup, qui avait révélé le design de son engin spatial en octobre 2015 lors d'une conférence de presse tenue dans la maison du Président de l'Etat, Reuven Rivlin, ne compte pas moins de 35 anciens diplômés de l'Université de Tel-Aviv.

Le concours s'est terminé sans vainqueur en mars 2018 lorsque Google annonça qu'il retirait son parrainage de la compétition, mais SpaceIL a alors fait connaitre sa détermination à poursuivre sa mission.

Planter le drapeau israélien sur la lune

"Au cours des huit dernières années, nous avons promis à plus d'un million d'élèves des écoles et des lycées que nous allions lancer un vaisseau spatial sur la Lune", a déclaré Kfir Damari. "Ce soir, cela arrive, et avec tous les élèves et tout le peuple d'Israël, nous croisons les doigts pour que le vaisseau spatial arrive à bon port".

"Au-delà de la fierté nationale, l'objectif principal du projet est éducatif", avait déclaré le Prof. Isaac Ben-Israël. "Il s'agit de montrer aux enfants d'Israël qu'avec une éducation adaptée, des connaissances en sciences et en mathématiques et le 'culot' israélien, même la lune n'est pas la limite. Il marque également la nouvelle orientation de la politique de l'espace israélienne: passer de la construction de satellites pour l'observation de la Terre à l'exploration de l'espace lointain".

"SpaceIL vise à produire en Israël un 'effet Apollo', comme le programme américain d'alunissage en 1966: encourager la prochaine génération d'enfants israéliens à choisir les domaines de la science, de l'ingénierie, de la technologie et des mathématiques; les faire penser différemment dans ces domaines; leur procurer un sentiment de capacité, et en fait leur permettre de rêver en grand même dans notre petit pays. L'association s'efforce de changer le discours en Israël et d'encourager les filles et les garçons à y voir des opportunités passionnantes pour leur avenir en science, ingénierie, technologie et mathématiques".

Après son lancement réussi, Bereshit et les équipes techniques devront encore faire face à des défis majeurs: la localisation de l’engin spatial, le maintien du contact avec lui, sa capacité à résister à des conditions extrêmes dans l’espace et à assurer une navigation complexe (sans GPS), son passage de l'orbite terrestre à l'orbite lunaire, et enfin, un atterrissage en douceur sur la lune dans environ 8 semaines - le 11 avril 2019. Après son arrivée, le satellite, qui plantera le drapeau israélien sur la lune, commencera à photographier et filmer son site d'atterrissage et à relever des mesures du champ magnétique dans le cadre d'une mission scientifique réalisée en collaboration avec l'Institut Weizmann.

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Don généreux pour la rénovation du jardin botanique de l'Université de Tel-Aviv

Un contrat de 10 millions de dollars signé en décembre dernier entre le promoteur immobilier Yehuda Naftali et l'Université de Tel-Aviv va assurer la rénovation du jardin botanique qui devrait attirer plus de 30 000 visiteurs par an, devenant ainsi le plus important d'Israël.

botanic580 2Le jardin botanique est une unité de recherche au sein de l'École des sciences végétales et de la sécurité alimentaire de la Faculté des sciences de la vie de l'Université. Créé en 1973 pour servir de foyer de recherche et d'enseignement sur la flore ainsi que de centre pour la préservation de la nature, principalement des plantes d'Israël en danger d'extinction, il s'étend sur 3,4 hectares à l'est du campus, jouxtant le nouveau Musée Steinhardt d'histoire naturelle et le jardin zoologique. Il abrite environ 4 000 espèces de plantes d’Israël et du monde entier, divisées en familles ou selon leur habitat. Au cœur du jardin se trouve une collection de plantes israéliennes, formant un jardin écologique qui crée une sensation de réserve naturelle.

Protection des espèces en voie d'extinction

L'ouverture du Musée Steinhardt a accru l'attractivité du jardin botanique, les visiteurs du musée demandant de l'intégrer également dans leur visite. Ils se trouvent ainsi exposés aux activités particulières qui s'y déroulent et au travail important qui y est effectué pour protéger les espèces menacées d'extinction et préserver la biodiversité des plantes en Israël.

Yehuda Naftali a identifié les nombreuses opportunités inhérentes au jardin, à la fois comme centre clé de recherche et de préservation de la nature et comme foyer éducatif de premier plan dans les domaines de la botanique et de l'environnement. Sa généreuse contribution sera consacrée au développement de ressources modernes, à celui des collections de plantes, à l'aménagement de chemins et d’installations pour accueillir le public, ainsi qu’à l'essor des infrastructures de recherche et d’enseignement propices à la réalisation de son énorme potentiel.

"La généreuse contribution de M. Naftali élargira considérablement l'influence du jardin botanique sur la recherche mondiale dans le domaine, ainsi que sa capacité d'enseignement récréatif pour les écoliers, les familles et les touristes", a déclaré le Prof. Joseph Klafter, Président de l'Université. "Ce don arrive juste à point et s'intègre parfaitement dans la politique de l'université de développer sa mission d'influence sur la société".

Un incubateur pour la recherche innovante

Le jardin botanique de l'Université de Tel-Aviv éveille déjà aujourd'hui un grand intérêt. Plus de 10 000 personnes le visitent chaque année et ce nombre devrait passer à 30 000, ce qui en fera le jardin botanique le plus populaire d'Israël. "Le don de M. Naftali garantira au jardin botanique les ressources nécessaires pour faire face à la croissance attendue", a ajouté le Prof. Klafter.

"Le jardin n'est pas un simple projet de construction de plus pour moi", a déclaré Yehuda Naftali lors de la cérémonie de signature. "C'est un espace ouvert, vivant et actif qui deviendra une attraction touristique pour la ville de Tel-Aviv, ainsi qu'un incubateur pour la recherche innovante".

Naftali, qui vit à Los Angeles, est un promoteur immobilier qui compte de plus de 40 ans d'expérience dans le secteur des projets commerciaux de grande envergure. Sa contribution permettra d'améliorer considérablement les installations de recherche, d'enseignement et de conservation du parc. "Je suis fier de faire partie de la famille de l'Université de Tel-Aviv, et d'aider au développement d'un jardin botanique moderne et rénové ", a-t-il ajouté.

La cérémonie de signature s'est déroulée en présence d'Amos Elad, Vice-Président du développement des ressources de l'Université de Tel-Aviv, du Prof. Yoav Henis, Vice-Président pour la recherche, de la co-Présidente de la campagne internationale de l'UTA, Dafna Meitar-Nehmad, du Directeur du jardin botanique, le Prof. Yuval Sapir, ainsi que des chercheurs et du personnel du jardin botanique.

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