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Prix Israël 2020 au Prof. Gideon Rechavi, de la Faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv

Le Prof. Gideon Rechavi, de la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv et Directeur du Centre de recherche sur le cancer de l’Hôpital Sheba-Tel Hashomer, est lauréat du Prix Israël 2020 pour la recherche médicale. Le prix lui a été décerné pour sa contribution révolutionnaire dans les domaines de l’hématologie et de l’oncologie.
Sa nomination porte à trois le nombre des lauréats du Prix Israël 2020 professeurs de l’Université de Tel-Aviv.

Gideon rechaviAncien Directeur du Département d’hématologie et du Centre de recherche sur le cancer de la Faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv, le Prof. Gideon Rechavi est titulaire de la chaire d’oncologie et de la chaire de malignité hématologique de l’Université.

Le communiqué du comité de remise du Prix, présidé par le Prof. Daniel Sperber et composé en outre des Prof. Moshe Benovitz et Michal Bar-Asher Siegal, stipule que : "le prix Israël dans le domaine de la recherche médicale pour l'année 2020 est décerné au Prof. Gideon Rechavi qui incarne la meilleure combinaison possible de l'excellence en médecine clinique avec des réalisations révolutionnaires dans le domaine de la recherche, visant à comprendre les mécanismes biologiques de base. Sur le plan médical, le Prof. Rechavi est un hémato-oncologue pédiatrique renommé qui dirige depuis des années le Département d'oncologie hématologique et de greffe de moelle osseuse pour les enfants au Centre médical Sheba, et a formé des générations de chercheurs. Dans le domaine de la recherche, il a à son actif des découvertes clés pour l'identification de nouveaux mécanismes d'édition de l'information génétique dans les cellules vivantes, dont la compréhension est d'une grande importance pour la recherche sur les processus pathologiques et le développement de futures options de traitement".

Hématologie, pédiatrie et hémato-oncologie pédiatrique

Le Prof. Gideon Rechavi est né en Israël en 1953. Une blessure reçue pendant la guerre de Yom Kippour l’a "exposé au monde de la médecine, et amené à choisir celle-ci comme mode de vie", selon le comité de remise du Prix. Titulaire d’un MD reçu à l’Université de Tel-Aviv en 1981 et d’un PhD de l’Institut Weizmann obtenu en 1987, il est spécialiste de trois domaines : hématologie, pédiatrie et hémato-oncologie pédiatrique.

Le Prof. Rechavi a dirigé le Département d'hématologie de l’Ecole de médecine de l'Université de Tel Aviv de 1991 à 1996, et le Centre de recherche en biologie du cancer de l'Université de 2001 à 2007. En 1993, il créé le Département d'hématologie, oncologie et greffe de moelle osseuse pour enfants du Centre médical Sheba, où il met sur pied une unité de génomique fonctionnelle. En 2000, il fonde la Résidence Marion Valley Wiesel pour le soutien medical, hospice pour les enfants malades du cancer. En 2003, il créé le Centre de recherche sur le cancer de l’Hôpital Sheba qu’il dirige depuis. En 2016, il fonde le Centre pour la médecine appliquée personnalisée du Centre médical Sheba. En plus de ses fonctions, il continue de s'occuper des enfants traités dans ce département, actuellement dirigé par l’un de ses anciens étudiants, le Prof. Amos Toren, et continue de prodiguer des conseils aux enfants atteints de cancers et autres maladies hématologiques graves dans tout le pays.

Les travaux du Prof. Gideon Rechavi se situent dans le domaine de la recherche sur le cancer, avec l'accent sur l’étude de la base moléculaire du cancer infantile, des éléments génétiques mobiles et des modifications de l'ARN. Il a publié plus de 500 articles dans des revues scientifiques et médicales de premier plan, y compris Nature, Science, Cell, Lancet et le New England Journal of Medicine.

Une figure de "médecin-chercheur" exemplaire

Ses recherches lui ont valu de nombreuses récompenses et subventions de recherche, notamment le prix Kennedy de l’Institut Weizmann, le prix Elkales pour scientifique exceptionnel, le prix Haim Sheba du meilleur médecin, le Prix Shani pour la vision en médecine et le prix Beutler pour l'excellence dans la recherche dans le domaine de la médecine et de la génétique. Son groupe de recherche a été sélectionné par le gouvernement israélien lors de l’établissement de deux centres d'excellence. Il a reçu le prix EMET en génétique en 2013, et a récemment remporté la subvention de recherche la plus prestigieuse de l'Union Européenne.

Le Prof. Rechavi est membre de l'Académie européenne de recherche sur le cancer, et a été élu à l'Académie nationale israélienne des sciences en 2016.

"Lorsque vous pensez à une figure de médecin-chercheur exemplaire en Israël, le premier nom qui vous vient à l'esprit est celui de Gidi Rechavi", conclut le communiqué. "Le Prof. Rechavi est sans aucun doute l'hématologue et l'oncologue pédiatrique le plus prestigieux et le plus estimé en Israël, internationalement reconnu".

Le Prof. Gideon Rechavi est le père du Prof. Oded Rechavi, de l’Ecole de biologie de l’Université de Tel-Aviv.

 

Article lié:

Deux Professeurs de l’Université de Tel-Aviv lauréats du Prix Israël 2020

Les efforts de l’Université de Tel-Aviv pour combattre le coronavirus Covid19

Première université de recherche d’Israël et centre d’excellence reconnu internationalement, l’Université de Tel-Aviv abrite la plus grande concentration de scientifiques israéliens dans le domaine biomédical, dont 1 400 chercheurs-cliniciens travaillant également dans 17 hôpitaux affiliés. Elle se distingue particulièrement dans l’investigation des maladies virales et du système immunitaire, de même que dans la résolution de problèmes et de crises apparemment insolubles. C’est pourquoi elle se situe actuellement en première ligne dans la lutte contre le Covid19 et investit tous ses efforts pour développer aussi rapidement que possible un arsenal de vaccins et de traitements pour prévenir, voire enrayer cette nouvelle infection mondiale.

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 Trois projets de recherches à fort potentiel sont actuellement en cours sur le campus pour attaquer le coronavirus Covid19: 

Natalia freundLe Dr. Natalia Freund, du Département de microbiologie clinique et d'immunologie de la Faculté de médecine effectue des recherches visant à isoler les anticorps neutralisants le virus directement à partir des patients atteints du COVID-19 lors de l'épidémie et en ayant guéris. Son hypothèse est que les anticorps développés par ces patients, qui leur ont permis de vaincre le virus, pourraient être utilisés comme vaccin ou comme thérapeutique de première ligne pour le traitement des personnes infectées par le COVID-19.

Le Dr. Freund et son équipe avaient auparavant étudié les mécanismes d'anticorps pour neutraliser le SRAS coronavirus, qui est une variante du coronavirus COVID-19 et qui lui est étroitement apparenté.

 

Ella SklanLe Dr. Ella Sklan, du Département de microbiologie clinique et d'immunologie de la Faculté de médecine, aborde le COVID-19 à l’aide de deux stratégies principales : empêcher l'entrée du virus dans la cellule hôte et développer une meilleure compréhension de l'interaction virus-hôte. Le Dr. Sklan et son équipe prévoient de détecter systématiquement les protéines inhibant la réponse immunitaire aux protéines virales, ce qui leur permettra de mieux comprendre comment le virus échappe au système immunitaire et d'identifier de nouvelles cibles pour le développement de nouvelles approches antivirales.

 

 

Tzachi Hagai

Le Dr. Tzachi Hagai, de l’École de biologie cellulaire et de biotechnologie de la Faculté des sciences de la vie, comparera de manière systématique la réponse antivirale des chauves-souris à celle d'autres espèces animales et des humains, pour trouver des cibles qui diffèrent entre les espèces et pourront être utilisées dans de futures études pour définir de nouvelles thérapies antivirales. En effet, bien que les chauves-souris soient porteuses des virus à l’origine des épidémies émergentes mortelles récentes telles que le nouveau coronavirus, l’Ébola, le MERS et le SRAS, elles ne semblent pas en être affectées de la même manière et développent rarement la maladie associée.

 

Si vous souhaitez approfondir vos connaissances générales sur les virus, vous êtes invités à suivre le cours en ligne primé du Centre pour l'innovation dans l'apprentissage en ligne de l’UTA, ″Les virus et comment les combattre".

A lire également sur notre site : Ce qu’il faut savoir sur le Coronavirus, par les spécialistes de l’Université de Tel-Aviv

Le pouvoir des femmes en 2020: L'Université de Tel Aviv célèbre la Journée internationale de la femme

La Journée internationale de la femme est célébrée chaque année le 8 mars, invitant la société à se concentrer un instant sur les réalisations économiques, sociales et politiques des femmes, tout en attirant l'attention sur la discrimination encore existante à leur égard dans le monde. Les réflexions des chercheuses de l’Université de Tel-Aviv.

Journee femmes1La Journée internationale de la femme est célébrée dans le monde entier depuis le début du 20e siècle. Mais malgré les progrès réalisés depuis lors, l'inégalité entre les sexes affecte toujours la majorité des femmes dans le monde. Bien que représentant la moitié de la population mondiale, elles occupent en effet moins de 23% des postes parlementaires et gagnent environ en moyenne 30% de moins que les hommes exerçant les mêmes fonctions.

Une égalité essenteille pour l'économie

"La discrimination à l'égard des femmes sur le marché du travail est nuisible à la fois pour elles-mêmes, mais aussi pour leur famille, pour les entreprises et pour l'économie dans son ensemble", déclare le Prof. Daphna Hacker, de la Faculté de droit et du Programme d’études de genre de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Tel Aviv.

"Les femmes se confrontent à la discrimination lorsqu'elles cherchent un emploi en raison de leur rôle maternel, ne sont pas rétribuées équitablement pour le travail qu'elles accomplissent et se heurtent à un plafond de verre lorsqu’elle tentent d'accéder à des postes de direction. Les familles sont affectées par le fait que la capacité salariale des femmes est sous-exploitée, diminuant ainsi le pouvoir d’achat des ménages ; les entreprises le sont car elles ne bénéficient pas de la qualité de la main-d'œuvre et de la diversité que les femmes apportent sur leur lieu travail ; enfin toute l'économie piétinne parce que les femmes ne sont pas autorisées à exercer toute sorte de professions et d’occupations".

Journee femmes2Chaque année, un thème est choisi pour la Journée internationale de la femme. Cette année, l'accent est mis sur la notion d'"individualisme collectif", selon laquelle nos actions, nos conversations, nos comportements personnels peuvent affecter l'ensemble de la société. "Construisons un monde où régnera l’égalité des sexes. Cette égalité n'affecte pas seulement les femmes, elle est essentielle pour que les économies et les communautés prospèrent. Un monde où règnera l’égalité entre les sexes sera plus sain, plus riche et plus harmonieux. Alors poursuivons la course vers un gouvernement égalitaire entre les sexes, même chose pour la couverture médiatique, l’égalité sur les lieux de travail, pour la couverture sportive, la santé et la richesse ...". Tels sont les thèmes de la Journée de la Femme 2020.

Un réseautage féminin

Aujourd’hui, l'une des stratégies les plus importantes pour la gestion de carrière en général et la recherche d'emploi en particulier est la capacité à mener une activité de réseautage efficace, suceptible d’aider entre autres à l’obtention d’un emploi convoité, d’un salaire plus élevé ou d’une promotion rapide. Une telle activité implique, par exemple, de rejoindre des associations professionnelles, rechercher des missions à haute visibilité, participer à des activités sociales etc. Les femmes peuvent utiliser ces outils sociaux pour gagner leur place sur un marché du travail de plus en plus concurrentiel.

"Le réseautage est particulièrement vital pour les femmes car c'est une stratégie qu'elles peuvent utiliser pour briser le plafond de verre", explique Meirav Hauben, conseillère professionnelle au Centre de développement de carrière de l'Université de Tel Aviv. "La capacité d’établir des relations avec les autres peut aider les femmes à augmenter leurs chances d’accéder à des postes de direction dans les organisations. Mais diverses études montrent que les hommes et les femmes ne fonctionnent pas de la même manière dans l'établissement et le maintien de leurs relations de travail, et cette différence donne aux hommes un avantage significatif".

Journee femmes3"Nous constatons aujourd'hui que le taux de participation des femmes au marché du travail se rapproche de celui des hommes. Mais les obligations familiales restent principalement de leur responsabilité, et leur réussite professionnelle dépend beaucoup de leur capacité à combiner travail et rôle familial. Souvent, les femmes peuvent être confrontées à des conflits entre ces rôles. Par exemple, si je veux déjeuner avec des cadres dirigeants au bureau, mais que j'ai toujours la responsabilité d’aller chercher mon jeune enfant à l’école, et que pour cela je dois partir de bonne heure, je ne pourrai pas participer à cette importante activité de réseautage".

"Les femmes devraient être encouragées à reconsidérer leur emplacement dans les réseaux sociaux, la valeur ajoutée qu'elles y apportent et la manière dont elles les utilisent pour atteindre leurs objectifs professionnels. Lorsqu'elles cherchent du travail, elles doivent agir de manière proactive pour créer et maintenir des liens qui servent leurs objectifs professionnels, et surmonter les obstacles émotionnels susceptibles d’apparaitre dans leur mise en œuvre. Enfin, il est important que les organisations continuent d'encourager l'égalité des chances, et de recruter et promouvoir des femmes à des postes de responsabilité, qui constitueront des modèles et créeront des réseaux pour d'autres femmes".

Carrière et vie familiale

 Ces dernières années, nous assistons à la naissance d'une tendance bienvenue des employeurs à encourager à la fois les hommes et les femmes à accorder de l'importance à leur vie familiale et à l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, qui améliore la satisfaction au travail et la productivité des employés. Aux Pays-Bas, par exemple, la semaine de travail n'est que de 29 heures, contre 40,6 heures en Israël. Le Danemark et la Norvège figurent également sur la liste des pays avec les heures de travail hebdomadaires les plus faibles au monde. Récemment, les entreprises de haute technologie en Israël ont commencé à autoriser le travail à domicile pendant quelques jours par semaine, mais nous sommes encore loin d’un équilibre idéal entre le développement de la vie familliale et l’investissement dans une carrière professionnelle.

Journee femmes4Virginia Woolf a dit: "Une femme qui veut écrire des livres doit avoir de l'argent et une chambre à elle". Le Prof. Hannah Naveh et le Prof. Hannah Herzog de l'Université de Tel-Aviv ont pensé qu'elle avait également besoin de sa propre maison d’édition. Aussi ont-elles créé "Genders" (Migdarim), série de livres de recherche dans tous les domaines des études de genre et les théories féministes, active depuis déjà vingt ans.

Le personnage de la mère du soldat dans la nouvelle littérature hébraïque, la préoccupation de la danse chez les petites filles et les adolescentes en Israël, le roman d'initiation féminine au XIXe siècle et des dizaines d'autres sujets sur le genre et la féminité : plus de trente livres ont été publiés dans la série depuis l'an 2000. Parmi eux des livres révolutionnaires et même des best-sellers, dont la plupart sont devenus des textes majeurs qui ont façonné la pensée critique dans les universités israéliennes. Des chercheurs israéliens y ont présenté des recherches originales et innovantes, parmi eux: Daphna Hacker, Sharon Geva, Roni Halpern, Tova Cohen, Orit Kamir, Michael Gluzman, Nissim Gal et d’autres.

À l'Université de Tel Aviv, les femmes atteignent des sommets et révolutionnent la science et la recherche. Voyez sur notre site :

Les chercheurs de l’Université de Tel-Aviv découvrent le premier animal au monde qui ne respire pas

Deux Professeurs de l’Université de Tel-Aviv lauréats du Prix Israël 2020

Des dents humaines de 40 000 ans découvertes par des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv dans une grotte en Galilée

Des chercheurs de l'Université de Tel Aviv ont découvert dans un fossile de dinosaure, une maladie rare qui existe jusqu'à ce jour chez l'homme

Un vaccin contre le cancer de la peau

D'après des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv les médicaments anti-inflammatoires peuvent freiner la progression du cancer du sein

Des chercheuses de l'Université de Tel-Aviv ont découvert comment le cancer de la peau devient mortel.

Les chercheurs de l’Université de Tel-Aviv ont trouvé un antibiotique qui enraye le développement du cancer du colon

                                                                                                                                                                     

                                                                                                                                                                                    ...et bien d'autres !

 

Crédit photos: site de l'Université de Tel-Aviv 

Ce qu’il faut savoir sur le Coronavirus, par les spécialistes de l’Université de Tel-Aviv

La préparation mondiale contre le Coronavirus est-elle suffisante? Les chauve-souris ont-elles vraiment contribué à sa diffusion ? Comment le réchauffement climatique contribue-t-il à la propagation de maladies telles que le Corona et le SRAS? Quel est le lien entre le processus d'urbanisation et la diffusion des virus ? Et comment construit-on deux hôpitaux en dix jours? Les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv répondent à nos interrogations.

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Tout le monde cherche un bouc émissaire à blâmer pour expliquer l'éruption et la propagation du virus mortel du Corona, et une fois encore, comme lors de celles de l'Ebola et du SRAS il y a quelques années, les principales suspectes sont les chauves-souris.

Le Dr. Maya Weinberg de l'École de zoologie de l’UTA, membre du groupe de recherche du Prof. Yossi Yovel, prend leur défense: "Il est vrai qu'il existe une correspondance de 96% entre le génome du Coronavirus trouvé chez les premiers patients touchés et celui des chauves-souris. Mais cela ne suffit pas. Tout d'abord, pour établir ce type de relation, nous préférons travailler avec des taux de correspondance d’au moins 99%. Deuxièmement, le Corona est un virus à multiples facettes, et je ne serais pas surprise si aujourd'hui, plusieurs semaines après le déclenchement du virus, les virus détectés chez les patients hospitalisés présentent une autre séquence génétique ".

Le suspect immédiat

Se pourrait-il que l'infection ait été causée par la consommation de chauves-souris malades?: " La réponse est oui. Une chauve-souris malade peut être contagieuse. Bien sûr il est fortement déconseillé de manger des animaux malades, que ce soit des chauves-souris, des rats ou des poulets. Il faut consommer uniquement la viande des animaux après inspection des services vétérinaires sanitaires", explique le Dr. Weinberg.

Corona 2Bien qu’elle soit souvent désignée d’un doigt accusateur, la chauves-souris n’est pas considérée comme un animal capable de provoquer une infection. "Un ‘animal propagateur’, doit remplir deux conditions: la première, c’est qu’il ne meurt pas du virus qu'il transporte, et la seconde, que le virus se reproduise dans les fluides et les organes de son corps. C’est ainsi que se crée l'ADN viral capable de se propager. Les chauves-souris ne présentent pas ces deux conditions", explique-t-elle. "Leur système immunitaire s'ajuste et se corrige en permanence. Par exemple, lorsqu'elles volent la nuit pour chercher leur nourriture, leur température corporelle monte à 42 degrés, ce qui nettoie naturellement leur organisme et diminue les agents pathogènes. De plus, elles ont la capacité de combattre l'ADN étranger ou en décomposition, et possèdent également des protéines antivirales que notre corps n'exprime qu'en temps de maladie, mais qui se trouve dans leur sang de manière permanente".

Le gouvernement qui a construit deux hôpitaux en une semaine

Pour faire face au fardeau croissant de l'hospitalisation, le gouvernement chinois a entrepris une tâche qui semble à priori impossible : mettre en place deux hôpitaux en dix jours (et dix nuits) pour prodiguer des soins aux patients atteints du Corona. Plus de 10 000 travailleurs travaillant 24 heures sur 24, ont pu mettre sur pied deux hôpitaux capables d’absorber environ 1500 patients chacun dans la ville de Wuhan, où le virus est apparu pour la première fois.

Pour le Prof. Asaf Goldschmidt, du Département des études de l'Asie de l'Est, cela n’est pas surprenant. Dans un article récent, il montre comment, sous la dynastie Song aux XIe et XIIe siècles, le gouvernement chinois s'était organisé pour lutter contre le déclenchement des épidémies.

Corona hospital wuhan580"L'État chinois est organisé en administrations, dont certaines s'occupent de santé publique, d'aide médicale et de distribution de la nourriture. Une telle organisation était déjà sur pied en chine, bien avant la bureaucratie occidentalisée, avec pour objectif principal la collecte efficace des impôts. Et les Chinois avaient déjà compris alors ce que les défenseurs de l'État Providence disent aujourd'hui : pour pouvoir collecter des impôts, l'État doit être capable de rendre quelque chose à ses citoyens", explique le Prof. Goldschmidt.

Une partie du statut de l’Empereur de Chine dérivait de sa volonté d'aider son peuple en temps de détresse. Lorsque des catastrophes naturelles ou des épidémies se produisaient, les Chinois voyaient cela comme un signe donnés par les dieux à l'Empereur pour qu'il améliore son comportement, notamment sa préoccupation du bien-être de son peuple. Aujourd'hui encore, la légitimité du Parti communiste est dérivée en partie de son souci pour la population ", conclut-il.

De l'Extrême-Orient au Moyen-Orient

Mais le Coronavirus, s’est rapidement propagé en dehors des frontières de la Chine. Le Dr. Bruria Adini est Directrice du Département de la gestion des urgences et de la médecine des catastrophes de l'École de santé publique de l’UTA, où les étudiants sont exposés aux divers risques auxquels est confrontée la société en Israël et dans le monde, discutent de leurs implications et contribuent à l’accumulation des connaissances grâce à des activités d'apprentissage et de recherche.

Corona4"Être capable de se confronter aux maladies transmissibles est un défi mondial, et l'État d'Israël, en tant que membre de la communauté internationale, est déterminé à travailler efficacement dans ce but", explique le Dr. Adini. "Cette préparation comprend la formulation d'une plate-forme et de procédures, l'entretien de stocks d'équipement, de médicaments et de vaccins (si disponibles pour les différents cas), et la préparation quotidienne afin qu'en cas d'urgence les mesures vitales, telles que l'analyse épidémiologique, la mise en quarantaine, et les soins médicaux puissent être prises rapidement.

Le système de santé en particulier, et les systèmes d'urgence d'Israël en général, se préparent depuis plusieurs décennies à une variété de dangers, y compris ceux résultant de la propagation d'agents pathogènes tels que les virus ou les bactéries (par éruption naturelle ou par suite d'actes de terreur biologique). Lorsqu'un événement a un impact potentiel sur la société en Israël, comme c’est le cas actuellement du Conavirus, défini par l'Organisation mondiale de la santé comme un événement d'urgence, il est bien sûr du devoir de l'État de prendre des précautions et de réduire la gravité de son impact sur la société en Israël".

Le réchauffement climatique nuit à la santé

"Il est important de savoir qu'avec le réchauffement climatique, de plus en plus de nouvelles épidémies comme la Corona et le SRAS vont se produire", note le Dr. Adini. "Cela s’explique par le fait que la déforestation et l'expansion de l'urbanisation ou de terres agricoles rapprochent les humains de la nature sauvage (animaux et végétation), ce qui les rend plus sensibles aux virus naturels. Au fil des siècles, de nombreux virus ont survécu chez les animaux sauvages et se sont développés de manière à ne pas nuire à leur hôte naturel, mais lorsqu'ils passent des animaux aux humains, ils peuvent rapidement causer de gros dégâts. Le temps peut également affecter la propagation du virus. Par exemple, le degré d'humidité de l'air peut lui permettre de survivre plus longtemps (par exemple, lorsque la personne éternue) par rapport à un air plus sec, ce qui contribue également au processus de transmission du virus.

Les dispositions prises jusqu'à présent sont-elles suffisantes pour empêcher la propagation du virus ?

"Un des problèmes majeurs réside dans le fait que dans un nombre important de pays dans le monde, il n'existe pas de système suffisamment bien développé pour surveiller l'ensemble de la population affectée, y compris l'identification précoce de la population exposée et infectée. Par conséquent, le nombre total de porteurs et ou de malades peut être inconnu, ce qui nécessite que tous les pays se préparent à un schéma qui pourrait être plus sévère que celui connu jusqu'à présent.

Faire face à une maladie infectieuse, dans laquelle les personnes sont contagieuses avant même de présenter des symptômes visibles, est un défi important, même pour les grands pays. Étant donné que la maladie n'a pas de vaccin ni de traitement médicamenteux, il est important de prendre des mesures pour contenir l'événement, telles que la protection des personnes à risque, la mise en quarantaine des personnes ayant été exposées au virus, l’isolation des malades et la restriction des mouvements de populations, pour empêcher la propagation du virus et minimiser ses effets néfastes. Des mesures appropriées sont en train d'être prises, mais il n'est pas certain qu’au début de l'épidémie en Chine, ces mesures aient été prises aussi rapidement qu’il aurait fallu.

L'État d'Israël prend des mesures de précaution, notamment en distribuant des vêtements de protection aux équipes médicales et aux autres intervenants, en adoptant une politique d'isolement des malades et de mise en quarantaine systématique des personnes susceptibles d'avoir été exposées au virus, et ce jusqu'à la négation du développement effectif de la maladie. L'État d'Israël a également une très bonne capacité à fournir des soins de soutien aux patients".

Pensez-vous qu'on puisse se reposer sur les informations actuellement diffusées sur le Coronavirus ?

"Il faut se baser uniquement sur les rapports et les directives des responsables, et considérer les rapports informels avec circonspection. La peur est un état de fait naturel dans ces situations, et la connaissance réduit l'anxiété. Dans une situation de peur et de grande incertitude, les réseaux sociaux répandent de nombreuses rumeurs et "fake news", qui déforment la réalité et provoquent des tensions et de l'anxiété au-delà de ce qui est nécessaire. Il est important de veiller à suivre les directives de prudence et d’hygiène du ministère de la Santé".

 

Photos : Université de Tel-Aviv.

Chauve-souris (Photo 2 : crédit Jonathan Ben Simon).

Le changement climatique pourrait réduire la durée de vie de centaines d'espèces, d’après une étude de l’Université de Tel-Aviv

Selon une recherche réalisée par le doctorant Gavin Stark du Département de Zoologie de l’Université de Tel-Aviv sous la direction du Prof. Shai Meiri, en collaboration avec le Dr. Daniel Pincheira-Donoso, de l’Ecole des Sciences biologiques de l’Université Queens de Belfast en Irlande, le réchauffement climatique pourrait avoir un impact énorme sur l'espérance de vie des espèces à sang froid, c'est-à-dire les reptiles et les amphibiens. Les résultats de l’étude, l’une des plus complètes réalisées à ce jour pour mieux comprendre les facteurs qui affectent l’espérance de vie de tous les vertébrés vivants dans le monde, remettent également en cause la théorie actuelle selon laquelle la durée de vie serait liée à la vitesse du métabolisme.

Elle a été publiée le 14 février 2020 dans la revue Global Ecology and Biogeography.

La théorie du "taux de vie" a longtemps été acceptée pour expliquer pourquoi les organismes vieillissent. Selon cette théorie, plus le taux métabolique est rapide, plus la durée de vie est courte. En effet, les facteurs qui accélèrent les taux métaboliques, tels qu’une température corporelle élevée et la recherche active de nourriture, conduisent à une ‘usure’ organique, et donc à une réduction de la durée de vie, par le biais d’une accumulation d'erreurs biochimiques et de sous-produits métaboliques toxiques. En d'autres termes, la rapidité des fonctions internes de l’organisme et notamment l'âge auquel il commence à se reproduire, ou bien la lenteur de ces mêmes fonctions et du taux de reproduction, détermineront la durée de vie de l’espèce. Ceci explique pourquoi certains vertébrés, comme les grenouilles, ne peuvent vivre que quelques mois, tandis que d'autres, comme les baleines et les tortues, peuvent vivre pendant des siècles.

Le lien entre la biodiversité et le changement climatique

Ancienne de plus de 100 ans, cette théorie n'avait jusqu'à présent été testée que sur des gammes limitées d’espèces, et non sur l’ensemble des vertébrés à l'échelle mondiale. Partant d'un ensemble de données sur la durée de vie de 4 100 espèces de vertébrés terrestres, les chercheurs de l’université de Tel-Aviv et de l’Université Queen de Belfast ont effectué le test le plus complet à ce jour pour vérifier cette théorie du taux de vie.

Les résultats de leur étude les ont amenés à constater que le "taux de vie" n'affectait pas le taux de vieillissement, et donc à rejeter le lien précédemment établi entre métabolisme et longévité.

Gavin StarkEn revanche, l’étude a révélé que les taux de vieillissement des organismes à sang froid, notamment les amphibiens et les reptiles, étaient associés à des températures environnementales élevées. Ils en ont conclu que l’espérance de vie est déterminée par des facteurs de mortalité extrinsèques. De là découle que le potentiel de réchauffement rapide, résultant de l'augmentation actuelle des températures mondiales, peut conduire à des taux accélérés de vieillissement des organismes à sang froid (ectothermes).

" La relation simple entre les taux métaboliques, les dommages oxydatifs et la durée de vie n'a pas été vérifiée״, explique Gavin Stark. ״Mais surtout, nos résultats mettent en évidence que le lien entre la durée de vie des animaux à sang froid (amphibiens et reptiles) et les températures ambiantes pourrait signifier que ceux-ci sont particulièrement vulnérables au réchauffement global sans précédent que la planète connaît actuellement. En effet, si l'augmentation des températures ambiantes réduit la longévité, cela peut rendre ces espèces plus sujettes à la disparition à mesure que le climat se réchauffe".

D’après les chercheurs, ces résultats peuvent avoir des implications cruciales pour la compréhension des facteurs qui contribuent à l’extinction des espèces, en particulier à notre époque moderne où nous sommes confrontés à un déclin mondial de la biodiversité, les animaux à sang froid étant particulièrement menacés. En effet, selon la Liste rouge des espèces menacées publiée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, sur les 10 000 espèces d’amphibiens recensées dans le monde (lézards, serpents, tortues, crocodiles et autres reptiles), près d’une sur cinq sont menacées d’extinction.

״Ce n’est qu’en approfondissant notre compréhension de ce lien entre la biodiversité et le changement climatique que nous pourrons établir de futures politiques adaptées susceptibles d’empêcher de nouveaux dommages à l'écosystème״, concluent les chercheurs.

 

Sur la photo du bas: Gavin Stark, Département de Zoologie, Université de Tel-Aviv.