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Le Ministre français de la culture Franck Riester visite l'exposition Lignes de Défense de l'Université de Tel-Aviv

Le Ministre français de la culture, Franck Riester a visité jeudi soir 29 novembre l'exposition "Lignes de Défense: Maginot, Bar-Lev et au-delà", présentée à la Galerie d'Art Universitaire de l'Université de Tel-Aviv, qui avait été inaugurée la veille en présence de l'Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal. L'exposition est centrée sur deux lignes de fortifications emblématiques, la Ligne Maginot en France et la Ligne Bar-Lev en Israël. "Entre les murs de l'Université de Tel-Aviv, c'est l'avenir qui se construit", a déclaré le Ministre.

Ministre cultureLe Ministre français de la culture Franck Riester, en Israël pour la clôture de la Saison croisée Israël-France 2018, a visité jeudi soir 29 novembre l'exposition Lignes de Défense, inaugurée le 28 novembre dans la Galerie d'Art universitaire de l'Université de Tel-Aviv. La visite, menée par le Dr. Sefy Hendler, directeur du Département d'Histoire de l'Art de l'université et Directeur de la Galerie, s'est déroulée en présence de l'Ambassadrice de France Hélène Le Gal. Le Ministre a également rencontré la directrice du Département de Théâtre, le Dr. Sharon Aronson-Lehavy ainsi que les étudiants du département qui participeront aux représentations théâtrales organisée dans le cadre de l'exposition.

Une question centrale de notre temps

"C'est une très bonne idée, très originale ", a commenté le Ministre. "Il est bon que l'art soit là pour contrecarrer les idées reçues". Plus tard, il a posté sur son compte Twitter: "Entre les murs de l'Université de Tel-Aviv, c'est l'avenir qui se construit. L'avenir de nos sciences, de nos technologies et de nos startups, mais aussi l'avenir de la création et des arts".

L'exposition est centrée autour de deux séries de photographies de deux lignes de fortifications célèbres: la Ligne Maginot, construite dans les années trente le long de la frontière entre la France et l'Allemagne en vue de l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale, immortalisée par les clichés du photographe français Alexandre Guirkinger - et la Ligne Bar-Lev, bâtie sur la rive orientale du Canal de Suez avant la Guerre du Kippour de 1973, représentée par le photographe israélien Micha Bar-Am. Les deux lignes sont liées à des traumatismes nationaux gravés dans la mémoire collective. A travers des œuvres d'artistes israéliens et étrangers, l'exposition présente la structure des lignes de fortifications, des bunkers, des murs et des barrières, comme faisant partie du paysage.

Ministre culture ambassadrice"Les lignes de défense sont un thème qui existe depuis le début de l'histoire et résonne jusqu'à nos jours dans le monde entier", a déclaré l'Ambassadrice Hélène Le Gal lors de l'inauguration. "Elles représentent à la fois l'espoir de tranquillité et sa désillusion violente. Ces deux photographes inspirés, très différents, ont cependant la même force esthétique".

"Par ce projet, la Galerie d'Art universitaire cherche à générer un débat par-delà les frontières de l'art visuel, sur une des questions centrales de notre temps", explique le Dr. Sefy Hendler, qui ajoute que pour l'occasion, la Galerie a coopéré pour la première fois avec l'Institut pour les Etudes sur la Sécurité nationale (INSS), rattaché à l'Université de Tel-Aviv, qui proposera également une série de conférences réalisées par des chercheurs, des militaires, des analystes et des représentants des media. "Nous avons également collaboré pour la deuxième fois avec le Département de théâtre de l'Université, dont les étudiants présenteront des représentations de deux pièces : "The Claim of Don Quichotte" par le scénariste israélien Gilad Evron, sur les frontières psychologiques et sociales, et "Youthful Silence" par David Amsallem sur la routine quotidienne de la vie des soldats.

Interdisciplinarité

"Nous sommes très fiers de cette interdisciplinarité qui n'existe dans pratiquement aucune Faculté d'Art dans le monde", a déclaré le Prof. Zvika Serper, Doyen de la Faculté des Arts, qui ajoute: "Ces lignes réunissent également deux parties, il ne faut pas penser uniquement à ce qu'elles séparent, mais voir ce qui se passe de chaque côté".

"Les lignes de fortifications sont aussi anciennes que l'histoire humaine", affirme Galia Zur Zeev, curatrice de l'exposition. " Le besoin de fortifier un territoire pour empêcher la pénétration de l''autre' est ancien et universel. L'exposition présente ce phénomène à plusieurs moments de l'histoire. Elle montre comment d'impressionnantes fortifications ont été détruites, oubliées, laissées à la merci de la nature, et pose la question de l'efficacité de ces barrières et lignes de séparation à l'époque des cyber-attaques".

Le Général de réserve Amos Yadlin,   directeur de l'INSS, présente la conception sécuritaire israélienne des lignes de défense: "Dans la conception de Ben Gourion, les lignes de défenses n'existaient pas: on triomphait par l'attaque et non par la défense. La notion de défense est apparue dans la conception israélienne avec Dan Méridor. Aujourd'hui, nous avons des barrières de séparation avec l'Egypte au sud, avec les syriens au nord et autour de la bande de Gaza".

Outre les deux séries principales de photographies, l'exposition présente entre autre également une performance artistique des artistes Marina et Ulay Abramovic sur un voyage de séparation de 90 jours sur la muraille de Chine, un curieux film d'Amir Balaban "The Deer" (Le Chevreuil) qui présente la vie sauvage le long des frontières et examine la barrière de défense israélienne du point de vue de ses conséquences écologiques, ici comment elle protège les gazelles; des photographies d'Assaf Evron sur le mur en construction entre le Mexique et les Etats-Unis pour empêcher l'immigration illégale et un film de Yael Lavie qui présente le narratif de la guerre du Kippour du côté égyptien.

 

L'exposition est ouverte au public à la Galerie d'art universitaire de l'Université de Tel-Aviv. Tél: 03-6408860

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Les Professeurs de l’Université de Tel-Aviv au cœur de la coopération scientifique Israël- France

A l’occasion du 70e anniversaire de l’Etat d’Israël et dans le cadre de la Saison croisée France-Israël 2018, une prestigieuse conférence scientifique a eu lieu le 26 novembre à l’Académie israélienne des Sciences, sous la direction du Prof. Nili Cohen,  ancienne rectrice de l’Université de Tel-Aviv et actuelle présidente de l’Académie. La journée, organisée en collaboration avec l’Académie française des Sciences, s’est déroulée en présence de plusieurs prix Nobel israéliens et français et du Président de l’Etat d’Israël, Reuven Rivlin. Le Prof. Israël Finkelstein du Département d’Archéologie de l'Université de Tel-Aviv, y a présenté un projet conjoint de l'UTA et du Collège de France sur le chantier de fouilles de Kiryath-Yearim.

SienceWithoutBorders 1Cette journée exceptionnelle était intitulée « Sciences sans frontières ».

« Les relations entre les Juifs et la France sont parmi les plus anciennes », a déclaré le Président Rivlin. « Quand ils évoquent la France, la plupart des gens pensent à la tour Eiffel ; mais quand les Juifs pensent à la France, ils songent au Rabbin Rachi, le grand exégète biblique du Moyen-âge. Rachi a dit qu’une frontière était une limite ou une fin. La science, comme la sagesse, est infinie, et ne peut être limitée par aucune frontière politique. L’idée selon laquelle la science peut apporter un meilleur avenir à l’homme est inscrite dans notre ADN. 70 ans après sa naissance, l’Etat d’Israël est devenu une puissance internationale grâce à ses scientifiques ».

"Il n'y a de place pour aucun boycott dans ce monde"

« Je suis heureuse de célébrer avec vous la coopération scientifique entre la France et Israël », a déclaré le Prof. Nili Cohen, professeur émérite de la Faculté de Droit de l’UTA, ancienne rectrice de l’Université et lauréate du prix d’Israël 2017 dans le domaine des études juridiques. « Nous partageons avec la France les valeurs de liberté, de solidarité et de tolérance. Le langage de la science transcende les différences culturelles et religieuses. La science constitue un pont entre les pays pour la progression de toute l’humanité. Nous avons besoin d’une science sans frontières. Il n’y a de place pour aucun boycott dans ce monde ».

ScienceWithoutBorders 2Le Prof. Catherine Bréchignac, Secrétaire perpétuelle de l’Académie française des Sciences et coorganisatrice de la journée, a ajouté qu’Israël et la France sont des pays qui font avancer la connaissance par la qualité de leurs recherches. « La science est une aventure humaine universelle. Mais la frontière entre la connaissance et l’ignorance est encore une gageure. De plus, aujourd’hui, des domaines comme la génétique et l’intelligence artificielle posent des défis éthiques auxquels nous devons nous confronter ».

« Je suis honorée de participer à cette conférence qui constitue une brillante conclusion des 120 évènements qui se sont déroulés dans le cadre de la saison croisée en l’honneur du 70e anniversaire de l’Etat d’Israël pour célébrer l’excellence, la créativité et l’innovation », a déclaré l’ambassadrice de France Hélène Le Gal. « Je vous invite tous à contribuer activement à cette coopération scientifique qui font de nos deux pays des partenaires privilégiés ».

Coopération avec le collège de France

FinkelsteinIDLe Prof. Israël Finkelstein, responsable de la chaire d'archéologie des périodes du bronze et du fer en Israël de l'Université de Tel-Aviv, a présenté le projet de fouilles qu’il codirige avec les  Prof. Christophe Nicolle et Thomas Römer du Collège de France depuis aout 2017 sur le site biblique de Kiriyat-Yéarim, à 12 km à l’ouest de Jérusalem, dans le but d’enrichir les connaissances sur le statut, l’étendue et l’organisation des territoires des royaumes de Juda et d'Israël à l’âge du fer (1200 à 1000 av. J.-C., période des Juges et du début de la royauté). La ville biblique de Kiryat Yearim est le dernier endroit où l'Arche d'alliance a été entreposée pendant une période de vingt ans avant d'être conduite à Jérusalem par le roi David (Premier Livre de Samuel 7:1; I Chron 13, 5-8). Elle fut également probablement le lieu d’un temple de Ba‘al, comme le suggère son nom antérieur, Kiriath-Baal (Jos. 15,60 ; 18,14). Les fouilles, qui utilisent les techniques scientifiques les plus avancées, comme la luminescence optiquement stimulée, permettront de répondre à de nombreuses questions concernant le narratif de l’Arche d’alliance et les relations entre les royaumes de Juda et d’Israël à cette période. La prochaine saison de fouilles aura lieu en été 2019.

Ont entre autres participé à cette journée fascinante les Prof. Avram Hershko (Technion), Prix Nobel de chimie en 2004, Ada Yonath (Institut Weizman), lauréate du Prix Nobel de chimie en 2009, Israël Aumann (Université hébraïque), prix Nobel d’économie en 2005, et Claude Cohen-Tannoudji (Collège de France et ENS), Prix Nobel de physique en 1997,  ainsi que plusieurs dizaines de jeunes des lycées des arts et sciences de l’ensemble du pays.

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L'Université de Tel-Aviv choisie pour la création d’un centre national innovant pour l’entrepreneuriat

L'Université de Tel-Aviv a remporté un appel d’offre du Conseil national de l’enseignement supérieur pour la création d'un centre d’entrepreneuriat et d'innovation. Le projet de l’UTA, réalisé en collaboration avec le collège d’enseignement supérieur d’Ingénierie et Design Shenkar, recevra un financement de 15 millions de shekels sur 4 ans, qui permettra l’édification d’un centre de niveau international pour promouvoir et mettre en œuvre l’esprit d’entreprise sur le campus.

entrepreunariatL’entrepreneuriat constitue depuis de nombreuses années un élément indissociable des réalisations de l'Université de Tel-Aviv qui s'est faite le champion de la ‘quête vers l'inconnu’ et aspire toujours à de nouvelles connaissances, découvertes et inventions. Récemment encore, elle s’est classée au 8e rang mondial pour le nombre de ses diplômés devenus créateurs d’entreprises. Elle a instauré l’an dernier un fond d’investissement en capital-risque pour les startups de ses anciens étudiants, et organise régulièrement de nombreuses activités entrepreneuriales dans les domaines de la gestion, de l'ingénierie, des neurosciences, etc.

Susciter l'étincelle de l'esprit d'entreprise

« La curiosité, l'obstination et le désir de découvertes sont dans l'ADN de toute la communauté de notre université, à commencer par nos chercheurs, qui sont constamment à la poursuite de l'inconnu, mais également chez nos étudiants. Le nouveau centre s’efforcera de susciter chez eux l’étincelle de l’esprit d’entreprise et le désir de rendre l’impossible possible. Nous sommes enthousiasmés à l’idée de cette nouvelle aventure par laquelle nos diplômés contribueront à une société et à une économie meilleures, plus fortes et plus égalitaires, qui aura un impact sur le monde », ont déclaré le Président de l'université, le Prof. Joseph Klafter, son recteur, le Prof. Yaron Oz et le directeur général du Conseil de l’éducation supérieur Gadi Frank.

« Nous avons l'intention d’exposer nos étudiants au monde de l’entrepreunariat, dans l'espoir qu'une grande partie d’entre eux voudront y prendre une part active, depuis la participation à des cours et des ateliers jusqu'aux réalisations actives. De même, nous proposerons aux enseignants des ateliers pour se familiariser avec le monde et les outils entrepreneuriaux. Les cours en ligne seront également disponibles pour permettre d'atteindre aussi les lycéens et le grand public. Dans le cadre de ces activités, nous nous efforcerons d’accroître la représentation des divers secteurs de la population : femmes, Arabes, religieux orthodoxes et habitants de la périphérie ».

Le Centre créera un ‘environnement entrepreneurial’ qui:

- connectera entre elles toutes les disciplines universitaires (y compris l’univers du design apporté par Shenkar) et encouragera les activités inter-facultés ;

- promouvra l'esprit d'entreprise et l'entrepreneuriat social et contribuera à la création de nouvelles entreprises et organisations, parallèlement à la promotion de l'entrepreneuriat intra-organisationnel sur le campus.

- intégrera des diplômés entrepreneurs qui serviront de mentors, des enseignants qui tiendront lieu de consultants, ainsi que des entreprises et des organismes qui soulèveront les besoins existant sur terrain et nécessitant des solutions.

Un modèle opérationnel sous la forme d'un 'plan de métro'

Le modèle opérationnel du centre se présentera sous la forme d'un ‘plan de métro’ à quatre lignes, où chaque étudiant pourra décider de sa direction et des stations par lesquelles il veut passer:

- une ‘ligne’ commerciale

- une ‘ligne’ sociale

- une ‘ligne’ Design créatif

- une ligne de base

La proposition gagnante de l’Université de Tel-Aviv est le résultat de la coopération avec de nombreux éléments sur le campus, notamment la Faculté de gestion Koller, l’unité d’action sociale du service du Doyen des étudiants, l’Union des étudiants, TAU Online, l’Association des anciens élèves, Ramot, TAU Ventures, l'Ecole des Neurosciences etc. Ont également collaboré à la préparation de la proposition le Prof. Mendelovich, Vice-doyen de la Faculté d'ingénierie, le Prof. Moshe Zviran, Doyen de la Faculté de gestion et le Prof. Yoav Henis, Vice-président de l’UTA pour la recherche et le développement, ainsi que la présidente de Shenkar, le Prof. Yuli Tamir, et la directrice du centre d’entreprenariat du collège Tami Varshevski. Ehud Or, directeur général adjoint de la planification stratégique et du marketing de l’UTA, en a coordonné la préparation, et servira également d’agent de liaison entre l'université et le nouveau centre.

Le Prof. Yuval Ebenstein de l'Ecole de chimie sera le directeur académique du centre, et Yair Sakov son administrateur.

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Signature d'accords entre l'Université de Tel-Aviv et trois universités françaises

L’Université de Tel-Aviv vient de signer des accords avec trois universités françaises, Sciences Po, l'Université de Rennes 1 et l'Université Claude Bernard Lyon 1 en vue d'échanges d'étudiants et d'enseignants en 2019 et 2020. Les accords, qui se déroulent dans le cadre du programme Erasmus+ de l'Union européenne, ont été signés à la Résidence de l'ambassadrice de France Hélène Le Gal, à l'occasion de la visite de représentants des universités françaises lors du salon Choose France pour l'enseignement supérieur français qui s'est tenu à l'Université de Tel-Aviv.

signature accord2L'UTA était représentée par le Prof. Raanan Rein, Vice-président chargé des affaires internationales, l'Université Claude Bernard par son président Frédéric Fleury, celle de Rennes par son Vice-président Pierre Van de Weghe, et Sciences Po par la directrice des Affaires internationales, Léa Albrieux.

Aux termes de ces accords de mobilité 8 étudiants de l'Université de Tel-Aviv passeront plusieurs mois dans les universités françaises dans les domaines des sciences de la terre (Rennes), des mathématiques et des sciences physiques (Lyon) et des sciences politiques et économiques (Sciences Po). 5 étudiants français seront accueillis sur le campus de l'UTA. Il est également prévu des échanges de professeurs invités.

Des accords semblables ont été signés à cette occasion par quatre autres institutions d'enseignement supérieur israéliennes, l’université Hébraïque de Jérusalem, l’université Ben Gourion du Néguev, le Technion de Haifa et IDC à Herzlya. En tout, huit accords qui financeront 57 programmes d’échanges d’étudiants et conférenciers pour un budget de 220 000 euros, a précisé l'ambassade.

Le programme Erasmus (EuRopean Action Scheme for the Mobility of University Students, retroacronyme basé sur le nom du moine humaniste néerlandais Erasme) est un programme d'échange d'étudiants et d'enseignants de l'Union européenne, mis en place pour renforcer son intégration par la rencontre d'étudiants et de membres du corps enseignant des diverses universités de toute l'Europe.

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L'architecte français Michel Rémon présente le futur bâtiment des Nanosciences de l'Université de Tel-Aviv

L'architecte français Michel Rémon a présenté le design du futur Centre de Nanosciences et Nanotechnologies de l'Université de Tel-Aviv, dont la construction débutera en janvier, lors d'un atelier exceptionnel organisé début novembre à l'Université en partenariat avec l'Ecole d'Architecture et en présence de l'Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal. Le design proposé par le studio d'architecture Atelier Michel Rémon et Associés a été choisi parmi 128 projets, à la fois pour son appréhension du style de Tel-Aviv et du campus et pour son adaptation aux domaines de la science, de la technologie et de l'innovation.
Une incursion dans les coulisses du projet architectural qui devrait devenir une icône de l'Université de Tel-Aviv.

Michel remon 1L'atelier a été animé par le Dr. Efrat Blumenfeld-Lieberthal, directrice de l'Ecole d'Architecture. "C'est pour nous un honneur et un privilège de vous accueillir ici", a déclaré Amos Elad, Vice-président de l'Université pour les ressources et le développement. "Nous vous remercions pour ce design visionnaire et attendons avec impatience d'inaugurer le nouveau bâtiment". "En remportant ce concours, Michel Rémon fait rayonner l'architecture française en Israël et les études dans ce domaine en France", a relevé l'Ambassadrice Hélène Le Gal.

"Un bâtiment exceptionnel sur un site prestigieux"

Le Prof. Yael Hanein, directrice du Centre, a présenté les besoins et les exigences préalables à la construction du bâtiment. "Notre centre rassemble une centaine de chercheurs et accueille 160 étudiants de maîtrise et de doctorat, plus 30 post-doctorants. Nous avons à notre actif 200 inventions dont 35 sont déjà commercialisées. Enfin, nous fournissons des services de laboratoire à 40 sociétés et 50 chercheurs extérieurs", précise-t-elle. " Nous travaillons à l'échelle du nanomètre, soit un milliardième de mètre. Nous utilisons donc des équipements spéciaux, par exemple des microscopes qui coûtent des millions de dollars. Une des exigences fondamentales par rapport à la structure du bâtiment est donc la stabilité. Nous voulions également que l'immeuble puisse être facilement reconnaissable, possède une identité spécifique. Une des conditions pour gagner la compétition était qu'il soit 'icônique'. Autre particularité: l'entrée technique est pour nous plus importante que la principale. Enfin, le Centre fait l'objet de visites fréquentes, et donc nous ne pouvons pas exclure le public, malgré les problèmes posés par toute vibration du sol. Cependant, les chercheurs ont besoin de calme et de sérénité. Pas question pour nous de travailler en open space".

Alexis Peyer, architecte partenaire de l'Atelier Michel Rémon et Associés, présente ensuite le bâtiment du Centre de nanotechnologie du CNRS à Saclay en France, également conçu par l'Atelier, qui a servi ce modèle. "Même importance de la rigidité du sol pour éviter les vibrations, et la nécessité d'assurer la circulation à la fois des chercheurs et du public", explique-t-il. "La plus grande partie de la surface est occupée par des machines. Sous le piédestal de chaque microscope se trouve une pyramide de béton qui en garantit la stabilité".

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La vision du projet ainsi que l'appel d'offre international qui a abouti au choix du lauréat a été présentée par Lisa Jordan, directrice du Développement commercial de MHC, société britannique de conseil en investissements appartenant à l'homme d'affaire russo-israélien Roman Abramovitch. "La décision d'investir dans un bâtiment pour le Centre de Nanosciences de l'Université de Tel-Aviv a été prise en 2015", explique-t-elle. " Roman Abramovitch voulait laisser un 'héritage' sur le campus. Le but étant de réaliser un bâtiment exceptionnel sur un site prestigieux, il a été décidé de lancer une compétition internationale. Le processus de sélection a duré un an et a coûté un million de dollars. Sur les 128 projets présentés par des studios d'architecture renommés du monde entier, 6 sont arrivés en "finale": Zarhy Architects (Israël), le groupe OAP (Israël), Jestico & Whiles (Londres), wHY Architecture (USA), Elemental (Chili), et l'Atelier Michel Rémon".

"Supprimer l'échelle humaine"

Michel Rémon a ensuite introduit son cabinet d'architectes, qui emploie une quarantaine de personnes de toutes nationalités, ainsi que certaines de ses nombreuses réalisations, comme le siège de la Police scientifique de France à Ecully près de Lyon, l'Institut national français de l'énergie solaire à Chambéry, ou le centre de R&D d'Airbus Helicopters à Marignane. Il explique ensuite comment le centre a été conçu: "Nous voulions nous situer dans la continuité du campus de l'Université. Pour l'intérieur, nous avons commencé par les laboratoires, puis le couloir autour pour les desservir, les bureaux, et un hall pour le public qui lui permette de regarder par des vitres ce qui se passe dans les laboratoires". Enfin, les architectes sont passés à l'enveloppe extérieure de ce bâtiment imposant de 25 mètres de haut, composée de 'lames' qui lui donneront son aspect iconique: "Nous avons cherché les moyens qui pourraient lui donner un caractère emblématique en supprimant 'l'échelle humaine'. L'entrée est discrète, et se fait 'avec circonspection', comme dans des coulisses ou dans un lieu religieux. Elle va aider les chercheurs à mieux travailler". Enfin le jardin autour, comprenant des plantes grasses, sera inspiré du Jardin botanique de la l'Université.

L'architecte Yaron Granot et Lior Einy du Groupe Baran, le plus important groupe dans le domaine de l'ingénierie en Israël, chargés du planning et de la réalisation de la construction, ont tous deux insisté sur la complexité de la mise en œuvre. "C'est une fascinante procédure que de collaborer avec un bureau d'architecte à l'étranger", commente Granot, co-fondateur du cabinet d'architecture Y.Y. Granot à Haifa, qui a notamment réalisé le Centre Nano de l'Université de Bar-Ilan, ainsi que de nombreux bâtiments du Technion et de l'Université de Haifa. "Nous avons utilisé toute une équipe de consultants. Notre rôle est entre autres d'aider l'Atelier Michel Rémon à s'adapter dans les faits à la législation israélienne. De plus il s'agit d'un bâtiment très sensible, toute voiture passant à côté est susceptible de créer des vibrations. Nous devons détailler centimètre par centimètre tout ce que le studio Rémon nous envoie".

Ce qui est important dans un bâtiment: "comment il se pose sur le sol et comment il s'accroche au ciel"

Au cours du débat avec la salle qui a clôturé la présentation, interrogé sur l'étonnante enveloppe du bâtiment, l'architecte répond: "J'ai toujours été fasciné par le rapport entre l'intérieur et l'extérieur. Toute l'architecture est dans la mise en relation entre les deux. Cette 'traversée' peut être une cérémonie, une mise en scène. Ici, nous voulions à la fois arrêter la puissance du soleil et effacer l'échelle humaine. Pour moi ce qui est important dans un bâtiment c'est sa gravité: comment il se pose sur le sol et comment il s'accroche au ciel".

C'est la première expérience de Michel Rémon en Israël, qui vient à présent tous les deux mois à l'UTA: " A chaque fois, c'est un plaisir inouï. Un projet architectural, c'est d'abord une rencontre avec des gens, et je vous remercie de votre touchant accueil", conclue-t-il.

Le nouveau bâtiment comprendra 12 laboratoires de recherche, des bureaux et des espaces publics sur trois étages, et sera conçu avec les méthodes les plus avancées dans le domaine de la construction verte. Les travaux, qui débuteront en janvier 2019, s'achèveront au cours de l’année 2020.

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