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Lancement du Fonds ADELIS pour la recherche médicale à l'Université de Tel-Aviv

Un protocole d'entente portant sur une importante donation destinée à favoriser la recherche biomédicale innovante à l'Université de Tel-Aviv a été récemment signé entre l'Université de Tel-Aviv représentée par son Président, le Prof. Joseph Klafter, et la Fondation ADELIS également représentée par son Président Albert Deloro.
Cette chaleureuse cérémonie a été animée par le Prof. Ruth Amossy, représentante de l'Association des Amis français de l'Université de Tel-Aviv en présence des administrateurs de la Fondation Adelis et des chercheurs bénéficiaires de la donation.

Certif

La signature officielle de l'accord a été suivie d'une remise de certificat de l'Université à la Fondation, en hommage à la mémoire d'André Cohen-Deloro, fondateur de la Fondation ADELIS, pour la généreuse création du "Fonds ADELIS dédié à la recherche scientifique et médicale", ayant pour but d'accélérer les travaux des chercheurs parmi les plus performants et prometteurs de l'UTA en matière biomédicale. "Leurs avancées scientifiques permettront de découvrir des applications thérapeutiques concrètes et de développer des technologies de pointe. Leurs découvertes auront des répercussions considérables et permettront d'apaiser les douleurs humaines et de sauver des vies. Le fonds ADELIS contribuera ainsi au rayonnement de l'Université de Tel-Aviv et de l'Etat d'Israël pour le bien-être de l'humanité" est-il indiqué sur le document.

Eliminer les métastases du cancer du sein

"ADELIS est l'acronyme d'André Deloro Israël" a rappelé Albert Deloro, frère d'André Cohen-Deloro. "Le but de mon frère était de promouvoir la recherche, l'éducation et le travail social en Israël, afin d'en faire un exemple pour les nations".

"André cohen-Deloro voulait concentrer ses efforts sur les instituts de recherche". A cette occasion il a été rappelé l'important rôle de François Heilbronn, président de l'Association des Amis français de l'Université de Tel-Aviv,  dans le rapprochement entre l'Université et la Fondation. "Aujourd'hui, nous sommes très fiers des projets que nous allons soutenir. Comme son nom l'indique, la Fondation 'porte bonheur': tout ce qu'elle touche devient or. Nous, la Fondation Adelis souhaitons qu'elle apporte cette chance à l'Université de Tel-Aviv et à ses chercheurs, ainsi qu'à Israël et à toute l'humanité".

 

shomronLes chercheurs bénéficiaires de la donation ont ensuite présenté leurs travaux. Directeur du laboratoire de recherche en génomique de la Faculté de Médecine de l'UTA, le Dr. Noam Shomron est à la tête d'une équipe multidisciplinaire qui a pour but d'approfondir notre compréhension du développement des maladies, en particulier du cancer, et de la traduire en réalité clinique. "Bien que les métastases soient la principale cause de mortalité dans de nombreux types de cancer, notamment celui du sein, les médecins manquent de stratégies efficaces pour empêcher leur propagation", explique-t-il. Aussi propose-t-il une nouvelle approche. Selon son hypothèse, en combinant des 'big data' portant à la fois sur les mutations génétiques liées au cancer, la régulation des gènes et des informations cliniques, il sera en mesure de localiser avec précision les processus métastatique dans les cellules cancéreuses et de cibler leur suppression. Les résultats préliminaires semblent extrêmement prometteurs: en utilisant cette méthode, son équipe a déjà pu éliminer les métastases du cancer du sein chez des souris à l'aide de médicaments soigneusement sélectionnés et synthétisés sur la base d'une molécule appelée 'petits ARN'. Afin de traduire ces résultats en traitements pour les êtres humains, le Dr. Shomron souhaite à présent élargir sa recherche à de plus grands ensembles de données, localiser des gènes supplémentaires à cibler et développer un nano-véhicule de délivrance des médicaments en laboratoire qui permettra de tester facilement de multiples ensembles de petits ARN candidats  potentiels pour stopper les métastases du cancer. "Mon horizon dans dix ans ? Je souhaite découvrir le type de mutation génétique qui fait que certaines femmes sont atteintes de la maladie avant 40 ans, et augmenter leur chance de passer de l'autre côté du graphe", dit-il.

Découvrir de nouvelles règles de l'hérédité

Le Dr. Oded Rechavi du Département de neurobiologie de la Faculté des Sciences de la Vie a été sélectionné parmi les "10 jeunes de moins de 40 ans les plus créatifs" et les "40 personnes de moins de 40 ans les plus prometteuses" du pays. Il vient de recevoir le Prix Blavatnik Jeunes Chercheurs en Israël et compte parmi les jeunes membres du corps professoral les plus talentueux et les plus prolifiques de l'Université de Tel-Aviv.

rechaviSelon lui, il existe des mécanismes et des règles de l'hérédité qui n'ont pas encore été découverts. "Avec mon équipe, nous cherchons à vérifier si les traits seraient transmis d'une génération à l'autre par des mécanismes épigénétiques, multitude de composés chimiques qui ne font pas partie de la séquence d'ADN, mais sont impliqués dans la régulation des gènes, et si oui, comment et dans quelle mesure", explique-t-il. Le Dr. Rechavi étudie en particulier le rôle des molécules de petits ARN dans l'héritage épigénétique. Il a déjà montré que les souvenirs biologiques peuvent être transmis par l'intermédiaire des petits ARN même aux arrière-petits-enfants. Ses recherches originales sur l'épigénétique sont menées sur des vers de terre: "Les vers n'ont que 302 neurones, alors que nous en avons des centaines de milliards. Nous savons donc exactement où ils sont situés et pouvons les localiser", explique-t-il. Autre expérience originale menée dans son laboratoire: la possibilité de délivrer des médicaments au cerveau par l'intermédiaire d'un parasite inoffensif pour l'homme. "Nous manipulons le parasite de la toxoplasmose pour qu'il fabrique les protéines dont nous avons besoin et les injecte dans la cellule". Enfin un autre aspect de ses recherches enthousiasme la communauté scientifique: la reconstitution des rouleaux de la Mer Morte par la génétique. "Les parchemins de l'époque étaient inscrits sur de la peau de bête. En séquençant l'ADN des fragments découverts, ont peut donc les assembler avec une certitude de 100%, beaucoup plus sûrement qu'en étudiant les inscriptions elles-mêmes. Nous pourrons ainsi dénouer toutes sortes de mystères jusqu'ici irrésolus".

Traiter les troubles du métabolisme

Le Prof Ehud Gazit appartient à la fois au Département de microbiologie et de biotechnologie moléculaires de la Faculté des sciences de la vie, et à celui des Sciences et génie des matériaux de la Faculté d'ingénierie. Il est titulaire de la chaire de biotechnologie des maladies dégénératives. Ancien expert scientifique en chef du ministère israélien des Sciences, de la technologie et de l'espace, vice-président de l'Université de Tel-Aviv pour la R & D et président du conseil d'administration de Ramot, le Prof. Gazit dirige actuellement le nouveau Centre Blavatnik pour la découverte de médicaments de l'UTA.

gazitSon projet actuel porte sur les métabolites, molécules chimiques de base qui régissent toute l'activité biologique de l'organisme. "Il en existe des dizaines de milliers et ils sont essentiels pour tout système vivant", explique-t-il. "Quand ils cessent de fonctionner normalement, cependant, ils peuvent s'auto-assembler en structures qui causent des troubles métaboliques tels que la goutte, ou les calculs rénaux et biliaires". Malgré l'importance vitale de l'auto-assemblage des métabolites, les mécanismes de cette formation, et les moyens de la bloquer, sont encore inconnus. En outre, il n'y a pas de médicaments efficaces contre les troubles métaboliques; les traitements aujourd'hui sont limités aux interventions chirurgicales ou à des régimes. Le Prof. Gazit a déjà découvert que les métabolites peuvent s'auto-former en grappes très similaires à celles associées aux principales maladies dégénératives, y compris la maladie d'Alzheimer, de Parkinson et le diabète de type 2. Son projet actuel est d'étudier l'organisation moléculaire, l'activité biologique et l'inhibition des maladies déclenchées par des auto-assemblages métabolites, dans le but de produire une nouvelle classe de médicaments pour ces maladies.

Nano-robots vivants

Le protocole inclus par ailleurs une aide de la Fondation à un jeune scientifique prometteur, le Dr. Johann Elbaz, qui vient de rejoindre le Département de microbiologie moléculaire et de biotechnologie de l'UTA après avoir effectué son post-doctorat au MIT. Son laboratoire s'intéresse à l'ingénierie génétique des organismes pour fabriquer des "matériaux artificiels vivants" destinés à des applications en biologie synthétique et en nanotechnologie. "Le 21 siècle sera celui de la biologie synthétique, qui va permettre de faire face au défi que pose l'augmentation de la population du globe. Notre laboratoire travaille à conjuguer la nanotechnologie et la biologie afin de produire des "molécules vivantes" aux applications allant de la médecine à l'énergie en passant par la production de nouveaux matériaux". Par exemple, le Dr. Elbaz travaille à l'utilisation de l'ADN pour créer des "nano-robots vivants", capables de transporter des biomolécules dans des cellules, ou bien "d'écrire dans le génome" pour mieux comprendre les maladies.

Enfin, le Dr. Yuval Nir, du Département de physiologie et pharmacologie de la faculté de Médecine et de l'Ecole des Neurosciences, lauréat en 2016 du Prix ADELIS pour la recherche sur le cerveau, a présenté sa dernière étude, financée grâce à la Fondation, sur les conséquences du manque de sommeil sur les neurones de notre cerveau. Sa recherche remarquable a été publiée dans la revue Nature Medicine.

groupe adelis chercheur

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