Slide background
Slide background
Slide background

nov1

A LA UNE

Les dernières nouvelles de l'Université de Tel-Aviv


events

EVENEMENTS

Aucun événement

video

VIDEOS

vid1

semel uni2

SOUTENIR L’UNIVERSITÉ

Soutenez la recherche et les étudiants


Le covid19 a provoqué une vague exceptionnelle d'antisémitisme dans le monde, selon un rapport spécial de l'Université de Tel-Aviv

Le Centre Kantor pour l’étude du judaïsme européen contemporain de l'Université de Tel-Aviv a rendu public un rapport spécial retraçant les phénomènes antisémites liés à l'épidémie du coronavirus dans le monde, basé sur des centaines de compte-rendus réalisés dans différents pays entre les mois de mars et juin. Selon le rapport, la vague d’antisémitisme occasionnée par le virus est intense et puissante, toutes les accusations antisémites présentant un dénominateur commun: les juifs, les sionistes et / ou l'État d'Israël sont coupables de l'épidémie et / ou en profitent.

Anitiss AgnesLe rapport a été établi à travers le réseau international mis en place depuis plusieurs années par le Centre Kantor, comprenant une soixantaine de participants qui répercutent les informations les plus actuelles sur l'antisémitisme dans le monde. La collecte du matériel a été centralisée par Sammy Eppel, membre du réseau du Centre au Venezuela.

Selon le rapport, l'antisémitisme occasionné par le corona trouve son expression dans toute l'Europe, en Amérique du Nord et du Sud, ainsi que dans les pays du Moyen-Orient, comme l'Iran, la Turquie et les territoires dépendant de l'Autorité palestinienne. Renouant avec l'antisémitisme classique, il englobe des théories complotistes, aux côtés d'accusations de type médiéval adaptées au 21e siècle.·Il est propagé essentiellement par des extrémistes de droite, des chrétiens ultra-conservateurs et des islamistes, à travers leurs propres chaines de médias en différentes langues: réseaux sociaux, chaînes de télévision, radio et presse écrite.

Le virus covid-1948

Aux États-Unis, les accusations proviennent en particulier de groupes qui prônent la suprématie blanche et des chrétiens ultra-conservateurs, et concernent les Juifs en général et les ultra-orthodoxes en particulier. Au Moyen-Orient, elles sont dirigées contre Israël, le sionisme et le Mossad, les accusant d'avoir inventé, initié et propagé le virus dans le but de réaliser d’énormes profits grâce aux médicaments et aux vaccins qu'ils sont en train de préparer. Les islamistes décrivent l'État d'Israël comme le virus Covid-1948, année de la création de l’Etat, et affirment qu'il s'agit du virus le plus dangereux pour l'humanité.· Les réseaux de délégitimation d'Israël utilisent le même argument. De plus, pour diffamer Israël, ils l'accusent d'utiliser le coronavirus comme arme contre les Palestiniens.· Alors que dans le monde occidental, le discours antisémite est principalement véhiculé par des groupes de population caractérisées par des idéologies diversifiées, au Moyen-Orient il est encouragé par une partie des régimes eux-mêmes.

covid48Une étude de l'Université d'Oxford révèle que 19,1% du public anglais pense que les Juifs ont provoqué le déclenchement de l'épidémie.

D’après le Prof. Dina Porat, Directrice du Centre Kantor: “Ces éléments communs s’inscrivent dans la continuation des accusations antisémites traditionnelles, et redessine une fois de plus le portrait bien connu du juif. Cependant, l'antisémitisme produit par le coronavirus est plus intense et plus puissant, s’est installé depuis déjà plusieurs mois et indique un niveau élevé d'anxiété et de peur au sein de nombreuses populations. Néanmoins, il faut replacer cette situation dans un contexte général, et rappeler que d'autres groupes également sont accusés de propager le virus: d'abord les Chinois, puis les opérateurs des antennes de télécommunication de la cinquième génération, enfin les autorités à qui il est reproché de ne pas en faire assez. Les pays se renferment dans leurs frontières, tout étranger est regardé avec suspiçion, et il n'y a plus d'immigration venant de l'extérieur”.

Quand le récit antissémite s'adapte à l'évolution du contexte social 

“Les catastrophes mondiales ont souvent été attribuées aux Juifs et à Israël dans le passé”, ajoute le Dr. Giovanni Quer, “et un discours antisémite s’est développé et autour d'elles, comme par exemple les théories complotistes selon lesquelles les sionistes auraient été responsables de la chute des Tours Jumelles, ou de fausses informations selon lesquelles des soldats israéliens prélèveraient des organes sur des corps palestiniens. La vague d'antisémitisme actuelle est sans précédent car elle s'est répandue en peu de temps sur les réseaux sociaux autour de la crise du corona et s’est rapidement transformée en fonction des changements sociaux et politiques: entre la crise du corona et la crise sociale, sur fond de racisme aux États-Unis, quelques jours seulement se sont écoulés, mais le discours antisémite est présent avec la même vigueur et les facteurs responsables de sa diffusion ont adapté leurs narratifs à l'évolution du contexte social”.

Quelques exemples des motifs antisémites qui se sont développés autour de la crise du covid19:

Manifestants- Antisémitisme classique, comme le retour à l'accusation d'empoisonnement des puits pendant la peste noire, par exemple la caricature diffusée en France mettant en scène l'ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn, empoisonnant joyeusement un puits (Fig. 1).

- Antisémitisme contre les ultra-orthodoxes aux Etats-Unis : les juifs ultra-orthodoxes, en particulier aux USA, sont vus comme propagateurs du virus, car ils n'obéissent pas aux réglementations et se posent comme en dehors des lois imposées à tous. En revanche, s'ils sont contaminés, ce sera parce qu'ils ont rejeté les enseignements de Jésus et l'ont crucifié.

- Version moderne des Protocoles des Sages de Sion : les Juifs ont l’ambition de conquérir le monde, cette fois en propageant un virus qui sape l'économie et la société, et en préparant un vaccin et un médicament qu’ils vont vendre dans le monde entier avec un énorme profit.

Détournement des concepts liés à l'Holocauste

-       Les allégations circulant en Iran et en Turquie selon lesquelles les sionistes, en collaboration avec les États-Unis, sont à l'origine de l'épidémie, dans le but de faire mourir des milliers de musulmans au Moyen-Orient, en particulier en Iran.

-       Selon d'autres interprétations du discours musulman, le coronavirus est une punition pour les ennemis de l'islam, qui comprennent un large éventail de nations. La propagande iranienne anti-israélienne et antisémite est diffusée vers le public sud-américain par le biais des chaînes de télévision iraniennes en espagnol.

Masque-       Accusation constante d'Israël et de l’armée israélienne de propager le virus parmi les Palestiniens, en particulier les prisonniers dans les prisons israéliennes, accusation qui ne tient pas compte du fait que jusqu'à présent, une seule personne est décédée du corona dans les territoires de l'autorité palestinienne et à Gaza.

-       Détournement des concepts liés à l'Holocauste: les restrictions liées à la politique de freinage du coronavirus sont comparées aux mesures prises par le régime nazi; le confinement est associé à l'enfermement dans les ghettos, et l'ouverture liée au slogan ARBEIT MACHT FREI; la mention "non vacciné" apparaît à la place du mot "juif" sur l’étoile jaune portée par les manifestants contre les politiques de vaccination pour suggérer que le sort des personnes qui ne veulent pas se faire vacciner est comparable à celui des juifs persécutés dans l'Allemagne nazie et qu’ils sont considérés comme des propagateurs de maladies, tout comme les juifs. Ce phénomène a pris une telle ampleur qu'à Munich le port de l'étoile jaune lors des manifestations a été interdit.

"Holocough"

-       La formule « Holocough », combinaison d'’holocauste’ et de ‘toux’ (‘cough’ en anglais), courante sur les réseaux sociaux, en particulier chez les néonazis et les suprémacistes blancs. Selon une certaine interprétation, la toux est un moyen utilisé par les Juifs pour nuire à la race blanche. De plus, les sceptiques affirment qu'il n'y a pas du tout d'épidémie et que ce qui se passe fait partie d'un plan judéo-sioniste pour gouverner le monde.

soldats-       Appels directs à nuire aux Juifs en propageant le virus parmi eux. L’exemple le plus frappant est une pancarte relevée dans une manifestation aux Etats-Unis : " Les synagogues sont fermées - les chambres à gaz sont ouvertes " .

-       Le meurtre de George Floyd aux États-Unis a amené d'autres motifs antisémites sur le devant de la scène, y compris l'accusation selon laquelle les marchands d'esclaves qui ont fait venir les Noirs vers l’Amérique étaient juifs, que la police israélienne forme la police américaine qui est donc cruelle et raciste, et que les Noirs et les Palestiniens partagent un sort similaire.

 

Figure 1 : l'ancienne ministre française de la Santé, Agnès Buzyn, empoisonnant un puits. Le nez est révélateur de sa judéité.

Figure 2 : "Les prisonniers continuent de souffrir des essais de vaccin et de médicaments sionistes". Le dessin est l'adaptation d'une caricature sans paroles publiée en 2013 dans le cadre de la demande de libération des prisonniers palestiniens malades.

Photo 3 : manifestants aux États-Unis (Twitter)

Figure 4 : https: //www.facebook.com/CanaryMission/videos/262468158196528/? T = 1-

Figure 5 : Caricature représentant deux policiers enlacés, un Américain étranglant un Noir et un Israélien étranglant un Palestinien.

 

FONDS DE SOUTIEN D’URGENCE


Créé par l'Université de Tel-Aviv pour ses étudiants

Touchés de plein fouet par la crise économique due au Covid19, des milliers d’étudiants ont perdu leur emploi et ne peuvent plus subvenir à leurs besoins.

Pour les aider, contactez-nous : 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél. : 01 40 18 07 ou en Israël : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél. : 03 640 67 80

j'aime:

Le cours en ligne de l'Université de Tel-Aviv sur la cybersécurité premier dans le monde

Fierté israélienne : le cours en ligne sur la cybersécurité de l'Université de Tel-Aviv, développé en collaboration avec l’entreprise israélienne CheckPoint, a pris la première place dans le monde parmi les cours dans le domaine disponibles sur Internet. Il est gratuit et a déjà été consulté par des utilisateurs de 150 pays.

CybersecuLancé en décembre 2019, le cours en ligne « Unlocking information security » (« Déverrouiller la sécurité de l’information »), par les Prof. Avishai Wool et Dan Gittik, développé dans le cadre du Centre pour l'innovation dans l'apprentissage de l'Université de Tel-Aviv avec l’aide de la société israélienne Checkpoint, fournisseur mondial de services de sécurité des systèmes d’information, a atteint en six mois le premier rang des cours dans le domaine dans le monde. Il est également arrivé à la première place des cours de cryptographie et à la sixième parmi les 1750 formations d'informatique en ligne, dépassant des cours réputés d’universités telles que Stanford et Princeton. Le classement est effectué par le site Web Class Central, qui coordonne les évaluations des plates-formes de formation universitaires en ligne à travers le monde.

Israël, puissance de premier rang dans le domaine de la cybersécurité

Depuis le lancement du cours, plus de 16 000 utilisateurs de 150 pays à travers le monde se sont inscrits, et des centaines les rejoignent chaque semaine. Parmi les 10 pays en tête des inscriptions, on note deux pays musulmans, l'Indonésie et le Pakistan. Il s'agit d'un cours gratuit en libre d’accès.

Selon Yuval Shraibman Directeur de TAU Online, le Centre pour l'innovation dans l'enseignement de l'Université de Tel-Aviv, la crise du corona et le passage à l'enseignement en ligne ont considérablement augmenté le nombre d'inscriptions aux cours sur Internet dans tous les pays du monde. « Les étudiants du monde entier sont à la recherche des cours les plus actuels et les plus pertinents. A notre grande joie, Israël est considéré comme une puissance de premier rang dans le domaine de la cybersécurité et donc le nouveau cours attire de nombreux jeunes qui veulent se former à la sécurité de l'information ».

Avishqi woolLe cours est présenté par le Prof. Avishai Wool de la Faculté d'ingénierie, spécialiste de sécurité de l'information, cofondateur et directeur technique d'AlgoSec, une société de renommée mondiale dans le domaine de la sécurisation de réseau, et Dan Gittik, de l’Ecole d’informatique, ancien expert en sécurité de l'information au Ministère de la Défense, possédant une vaste expérience dans les principales entreprises de technologie en Israël et à l'étranger.

La sécurité de l'information est un domaine en croissance rapide, il existe une forte demande de travailleurs ayant des connaissances dans le domaine, et de nombreuses entreprises exigent une formation formelle de la part des candidats. Le cours fournit des connaissances approfondies sur les principaux domaines de la discipline: théorie de la cryptographie, sécurisation des systèmes d'identification, cyberattaques et cyberdéfense, virus et autres logiciels malveillants.

 

S’inscrire au cours 

 

FONDS DE SOUTIEN D’URGENCE


Créé par l'Université de Tel-Aviv pour ses étudiants

Touchés de plein fouet par la crise économique due au Covid19, des milliers d’étudiants ont perdu leur emploi et ne peuvent plus subvenir à leurs besoins.

Pour les aider, contactez-nous : 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél. : 01 40 18 07 ou en Israël : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél. : 03 640 67 80

j'aime:

Michael Douglas invité de l’Université de Tel-Aviv : « J’ai trouvé un épicentre pour me réidentifier avec mes racines juives »

Le légendaire acteur et producteur Michael Douglas a participé lundi 15 juin 2020 à un entretien par zoom organisé par l’Université de Tel-Aviv à l'initiative de l'Association des Amis francophones de l'Université de Tel-Aviv et de sa directrice Agnès Goldman, en présence du Prof. Ariel Porat, Président de l’université, au cours duquel il a répondu aux questions d’Ido Aharoni ainsi que du public, notamment les étudiants de l’Ecole de cinéma.

Michael Douglas cropped« C’est un grand plaisir et un privilège pour moi que de vous recevoir sur cette plateforme, car je suis l’un de vos grands admirateurs », a déclaré le Prof. Porat en ouverture de l’évènement. Après avoir invité Michael Douglas à venir visiter l’Université de Tel-Aviv lors de son prochain voyage en Israël, le Prof. Porat présente Ido Aharoni, vétéran du service israélien des Affaires étrangères depuis 25 ans, qui fut pendant six ans Consul général d’Israël à New-York et actuellement professeur de relations internationales à NYU : « Il ne faut pas oublier qu’Ido a commencé son parcours à l’UTA, ou il a fait un BA en cinéma, sociologie et psychologie, avant son MA au College Emerson de Boston ». Le Prof. Porat précise que c’est Ido Aharoni qui a amené le célèbre producteur et homme d’affaires américain Steve Tisch à l’Ecole de Film et télévision de l’université qui porte désormais son nom, rappelant que : « Notre Ecole de cinéma a été classée parmi les 15 meilleures du monde par le Hollywood Reporter ; par ailleurs 80% de l’ensemble de l’industrie du film en Israël est le fruit d’anciens étudiants de l’Ecole ».

« L'un des acteurs les plus prolifiques du monde »

Ido Aharoni présente à son tour l’impressionnante carrière de Michael Douglas, « l’un des acteurs les plus prolifiques du monde ». Fils du non moins légendaire Kirk Douglas, décédé cette année à l’âge de 104 ans et de l’actrice Diana Dill, Michael Douglas a joué dans une soixantaine de films dont d’énormes succès du box-office mondial comme Ant-Man, Basic Instinct, La guerre des Roses et Wall Street, et produit ou co-produit une vingtaine d’autres, tels que Vol au-dessus d’un nid de coucou, Le Syndrome chinois ou A la poursuite du diamant vert. Il a gagné deux Oscars, remporté six Golden Globes ainsi que des dizaines d’autres prix internationaux dont deux Césars d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Il est l’époux de l’actrice Catherine Zeta-Jones. Ido Aharoni relève également son « lien fort avec l’identité juive et l’Etat d’Israël, qu’il partage avec son père ».

Interrogé sur son expérience au cours de la crise du covid19, Michael Douglas répond qu’il a été confiné depuis le début avec son fils et son épouse à 40 minutes de New-York ce qui lui a rendu les choses plus faciles : « J’ai passé un bon moment avec ma famille, et j’ai été surpris de constater combien le temps a passé vite ».

Michael Douglas se souvient de sa première visite en Israël en 1965 : « J’avais alors 18 ans, j’ai été très impressionné par le pays. Je me rappelle notamment la route de Jérusalem avec les carcasses de camions calcinés de chaque côté qui rappellent les combats pour le ravitaillement de la ville pendant la guerre de 48 ; ma visite à Haïfa où j’ai rencontré des musiciens et des artistes. Je suis très souvent revenu en Israël depuis ».

L’acteur se dit très attaché à ses origines juives : « La famille de mon père vient de Biélorussie. Ses parents ne parlaient pas l’anglais et il a dû travailler très dur pour réussir, mais c’était un lutteur. Après trente ans de carrière il a été victime d'un grave accident d'hélicoptère dont il a réchappé par miracle. Il s’est alors tourné vers la Bible et a pris des cours avec un rabbin à Los Angeles. C’était un homme très dur, mais il s’est dès lors beaucoup radouci et a mis l’accent davantage sur la spiritualité. Quant à ma mère, elle était protestante, et donc on m’a toujours dit que je n’étais pas juif. Mais mes enfants ont tenu à faire leur barmitsva. Il y a cinq ans j’ai eu le grand bonheur de recevoir le Prix Genesis[1]. J’ai trouvé un épicentre pour me réidentifier avec mes racines juives, et pour cela je dois remercier à la fois mon père et mes enfants ».

Fasciné par la comédie

Interrogé sur les débuts de sa carrière, Michael Douglas dit ne pas avoir vraiment eu une vocation d’acteur : « Dans les années soixante, j’ai été étudier à l’Université de Santa Barbara en Californie. A l’époque je suis devenu un hippie. En 1965 le Doyen m’a convoqué et m’a dit que je devais choisir une voie. Mes deux parents étant acteurs, j’ai donc pensé que ce serait plus facile ; mais je n’étais pas sûr. Au début je n’étais pas vraiment bon, plutôt timide et même malade avant d’entrer en scène. Durant mes études, j’ai participé à de petites productions théâtrales. Lors d'une des représentations, mon père m’a rendu visite et a déclaré que mon jeu était « mauvais ». J’ai alors décidé de m’améliorer, et je suis parti suivre des cours à New-York. Ma carrière a véritablement démarré dans les années 1970 ».

Q. : En tant que producteur, comment sélectionnez-vous vos projets ?

R. : Le premier élément est la passion. Il faut être touché sur le plan émotionnel. Puis je reviens en arrière et je relis le scénario pour en chercher la structure et le sens, et être sûr de ne pas être séduit seulement par les mots. Il faut donc procéder des deux manières : émotionnellement et analytiquement. Puis le point suivant est de choisir l’équipe, et avant tout un bon réalisateur. C’est la clé du succès.

Interrogé sur les changements qu’il a pu subir en tant qu’artiste au cours de sa carrière, il répond : « la génération de mon père était celle des héros dans un monde manichéen. Je suis de la génération de la guerre du Vietnam. Pour nous le monde n’est plus divisé en noir et blanc, nous savons qu’il y a quelque chose au milieu, entre les deux. Par ailleurs j’ai toujours été fasciné par la comédie. C’est beaucoup plus difficile que le drame ».

La dernière série à laquelle il a participé est justement une la série comique, La méthode Kominsky, créée par Chuck Lorre et diffusée sur Netflix, qui lui a valu un nouveau Golden Globe l’an dernier. Michael Douglas avoue s’être particulièrement bien adapté au streaming : « Le streaming est l’industrie la plus prolifique ces dernières années. Il propose énormément d’options et permet de rassembler différentes filières. C’est formidable, et c’est quelque chose de nouveau pour moi à ce point de ma carrière ».

Passion et patience

Concernant ses prises de positions dans la vie publique, hors son engagement vis-à-vis d’Israël, aux côtés d’Itzhak Rabbin et Shimon Peres, il met l’accent sur le désengagement nucléaire, représenté notamment par la production du film Le Syndrome chinois et sa nomination comme « messager de la paix » aux Nations Unies en 1998.

Un conseil de sa part pour les jeunes générations d’artistes ? « Aller pas par pas. Tout le monde veut sauter. Il faut savoir conserver sa passion et son amour pour la profession, mais la combiner avec de la patience, et avancer peu à peu. En Israël, vous avez la chance d’entrer dans une industrie qui a prouvé sa capacité à s’exporter vers le monde extérieur ».

Ido Aharoni remercie Michael Douglas de nous avoir fait profiter de sa sagesse, son expérience de vie et de son charme, et renouvelle l’invitation du Prof. Porat à venir visiter l’Ecole de film et télévision Steve Tisch de l’Université de Tel-Aviv. « Je viendrai à l’UTA », répond Michael Douglas, « Steve Tisch est un bon ami à moi et je serais heureux de visiter l’Ecole ».

 

Photo: l'acteur Michael Douglas (crédit: autorisation de l'acteur)

 

FONDS DE SOUTIEN D’URGENCE


Créé par l'Université de Tel-Aviv pour ses étudiants

Touchés de plein fouet par la crise économique due au Covid19, des milliers d’étudiants ont perdu leur emploi et ne peuvent plus subvenir à leurs besoins.

Pour les aider, contactez-nous : 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél. : 01 40 18 07 ou en Israël : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél. : 03 640 67 80

 

 


[1] Prix accordé par l’etat d’Israäl qui récompense les « êtres humains exceptionnels qui représentent les valeurs juives dans leurs contributions au bien de l'humanité »

j'aime:

Prix prestigieux pour deux professeurs de l’Université de Tel-Aviv pionniers de la révolution des Big Data

Le Prof. Noga Alon de la Faculté des Sciences exactes de l'Université de Tel-Aviv et de l'Université Princeton, et le Prof. Yossi Matias de l’Ecole d’informatique de l’UTA, également Vice-Président de Google, ont remporté le prestigieux prix Paris Kanellakis de l'ACM (Association of Computing Machinery) pour avoir jeté les bases des algorithmes de streaming (diffusion en mode continu) dans les années 1990. Selon le comité du prix, les méthodes mises au point par ces chercheurs pionniers constituent aujourd'hui la principale approche dans le domaine des Big Data.

Mattias AlonLe prestigieux prix Paris-Kanellakis est décerné par l'ACM depuis 1996, pour honorer les avancées théoriques ayant un impact important et démontrable sur l'informatique pratique. 

Le Prof. Alon et le Prof. Matias ont reçu le prix avec leurs partenaires, le Prof. Phillip Gibbons de l'Université Carnegie Mellon et le Prof. Mario Szegedy de l'Université Rutgers aux Etats-Unis, pour leurs travaux révolutionnaires posant les bases des algorithmes de streaming (envoi de contenu en direct), et le développement d'applications pour l'analyse des mégadonnées (Big Data). Leurs travaux comprennent une série d'études parmi lesquelles un article fondateur publié en 1996 dans la revue JCSS, intitulé " The space complexity of approximating the frequency moments", dans lequel ils ont proposé une méthode pour traiter de très grandes quantités d'informations en mode continu. Cet article a également obtenu le prestigieux prix Gödel de l’Association européenne d’informatique théorique (EATCS) en 2005.

Pionniers de la révolution des Big Data

Selon le comité d'attribution du prix, les chercheurs « … ont été les pionniers du traitement algorithmique des flux de données massives. Leurs méthodes d'esquisses et d'algorithmes constituent encore aujourd'hui l'approche principale dans le domaine, ainsi que la base de tout un sous-domaine dans le champ des algorithmes. En outre, les concepts qu'ils ont proposés, comme la technique des résumés ou synopsis de données sont utilisés de manière quotidienne dans diverses tâches d'analyse de données dans différents domaines, tels que les bases de données, la surveillance de réseaux, l'analyse des données d'utilisation des sites Internet, le traitement du langage naturel et l'apprentissage automatique ».

Dans leur article fondateur ainsi que dans de nombreuses études ultérieures publiées au fil des ans, le Prof. Alon et le Prof. Matias ont montré comment certaines fonctionnalités d'informations statistiques peuvent être utilisées pour exécuter des calculs sur les Big Data sans conserver les données dans le système.

« Aujourd'hui, à l'ère des mégadonnées, il existe une grande quantité d'informations dans de nombreux domaines, allant de l'apprentissage informatique à l'analyse de la parole en passant par la mise en réseau. Nous pouvons lire les données lorsqu'elles arrivent, mais nous ne pouvons pas toutes les garder en mémoire. La question est de savoir quels algorithmes peuvent être programmés pour effectuer des calculs sur les données entrées même sans les conserver, en utilisant des synopsis de données ou des résumés d'informations », explique le Prof. Alon.

L'écart entre la quantité d'informations et la mémoire disponible

Le Prof. Matias ajoute : « Le défi des calculs sur les mégadonnées peut sembler évident aujourd'hui, mais dans les années 90, nous avons dû expliquer quel était le problème qui se pose lorsque se créé un écart entre la quantité d'information et la mémoire disponible pour les calculs. Pour le résoudre, nous avons proposé un modèle de calcul qui utilise des résumés d'informations ou des croquis, et développé des algorithmes théoriques et pratiques, dont certains ont été mis en œuvre déjà à l'époque dans les plus grands systèmes de business intelligence du monde. Quelques années après la publication de l'article, l'Internet a commencé à exploser d'informations, et il se forme un écart croissant entre la quantité d'informations et les capacités de stockage en mémoire, qui a donné naissance à un nouveau champ d'algorithmes pour traiter les flux d'informations, et à l'utilisation intelligente des résumés de données ».

« Les ingénieurs utilisent notre cadre pour programmer des algorithmes d'informations en continu. Par exemple, supposons que les données entrées soit une suite de nombres, et que je veuille vérifier si le même nombre revient deux fois. Un algorithme normal devrait prendre chaque nouveau nombre entré et le comparer avec tous les autres nombres venus avant. Mais pour cela, il faut conserver tous les nombres entrés, ce qui est une tâche impossible à cause des limites de la mémoire », explique le Prof. Alon. « Par contre, vous pouvez créer des algorithmes efficaces qui nécessitent moins de mémoire, capables d’estimer approximativement combien de nombres différents ont été entrés ou combien de paires de nombres entrés sont égaux. En parallèle, nous avons également montré des caractéristiques statistiques des Big Data, qu'on ne peut pas identifier avec une mémoire limitée ».

« Le défi est de conserver les résumés de données afin pour pouvoir continuer de résoudre les différents problèmes et prouver que les calculs sont exacts. Nous avons proposé un cadre mathématique théorique pour l'extraction intelligente de données, déterminant ce qui peut être calculé de cette façon et ce qui ne peut pas l’être. Ainsi est né un champ d’études très riche, dans le cadre duquel de nombreux travaux impressionnants et importants ont pu être menés, à la fois sur le plan théorique et pratique. Les ingénieurs utilisent notre cadre pour programmer des algorithmes d'information continue », conclut le Prof. Matias.

Le Prof. Ariel Porat, Président de l'Université de Tel-Aviv, a congratulé les lauréats : « Je félicite le Prof. Alon et le Prof. Matias pour avoir remporté ce prix prestigieux. L'étude des Big Data dans des domaines divers et variés est aujourd'hui plus courant que jamais et revêt une importance à la fois théorique et pratique. Nous sommes fiers de la contribution du Prof. Alon et du Prof. Matias pour le développement d'algorithmes d’analyse des Big Data, et le prix de l’ACM est la meilleure reconnaissance possible de leurs travaux révolutionnaires ».

 

Sur la photo: le Prof. Yossi Matias (à gauche) et le Prof. Noga Alon (à droite).

 

FONDS DE SOUTIEN D’URGENCE


Créé par l'Université de Tel-Aviv pour ses étudiants

Touchés de plein fouet par la crise économique due au Covid19, des milliers d’étudiants ont perdu leur emploi et ne peuvent plus subvenir à leurs besoins.

Pour les aider, contactez-nous : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél. : 01 40 18 07 ou en Israël : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

j'aime:

Page 1 sur 67