Slide background
Slide background
Slide background

nov1

A LA UNE

Les dernières nouvelles de l'Université de Tel-Aviv


events

EVENEMENTS

Aucun événement

video

VIDEOS

vid1

semel uni2

SOUTENIR L’UNIVERSITÉ

Soutenez la recherche et les étudiants


PROJET DE DÉVELOPPEMENT D’UN PROGRAMME DE DIAGNOSTIQUE PAR IMAGERIE LASER POUR LA DÉCOUVERTE DE NOUVEAUX MÉDICAMENTS CONTRE LA MALADIE DE PARKINSON

Un chercheur de l’université de Tel-Aviv a mis au point un dispositif aboutissant à la fabrication de médicaments susceptibles d’améliorer le traitement de la maladie de Parkinson et de la prévenir.

Le Prof. Yehiel Elkabetz, chef du laboratoire de Biologie des cellules souche pluripotentes neurales de la faculté de Médecine de l’Université de Tel-Aviv a mis au point un système sophistiqué permettant d’aboutir à la fabrication de médicaments susceptibles d’améliorer le traitement de la maladie de Parkinson, voire de la prévenir. L’outil diagnostique élaboré permet d’identifier les comportements anormaux de certains neurones des patients atteints de la maladie, afin de repérer les produits chimiques susceptibles de les combattre, pour les transformer en médicaments.

L’un des objectifs à long terme du groupe de recherche du Prof Elkabetz est de comprendre pourquoi certains neurones des patients atteints de la maladie de Parkinson ou de la SLA (maladie de Lou Gehrig ou maladie de Charcot) dégénèrent et meurent. Pour comprendre ce processus, il est nécessaire comparer des neurones sains à des neurones malades. Le but de la recherche entreprise par les chercheurs du laboratoire est donc d’examiner en parallèle le comportement de neurones développés à partir de cellules souche provenant de donneurs en bonne santé avec ceux émanant de patients souffrant de maladies neurodégénératives.

Comparer in-vitro le comportement des cellules saines et celles des cellules malades

Pour ce faire, on prélève par biopsie des cellules dermiques provenant à la fois de donneurs en bonne santé et de patients souffrant de ces maladies. Puis, ces cellules sont manipulées génétiquement afin de les convertir en cellules souches pluripotentes induites (voir plus loin), identiques aux cellules embryonnaires. Celles-ci sont ensuite transformées en neurones, rendus fluorescents sous observation. Ces cellules fluorescentes sont alors suivies au moyen d’un microscope au laser multiphotonique confocal pendant toute leur durée de vie. Il s’agit d’un processus long et visuellement dynamique qui peut durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et requiert un système de visualisation sophistiqué comprenant un laser puissant capable de pénétrer des tissus épais pouvant contrôler des cellules sur un laps de temps long. Au cours de cette étape, tout comportement anormal des neurones dérivés de cellules provenant de malades, différent de celui des neurones sains sera identifié et étudié. Le laboratoire s’adressera à une compagnie pharmaceutique qui fournira au minimum 3000 médicaments à tester.

La recherche en médecine régénérative

Le prof Elkabetz a commencé à étudier les cellules souches pluripotentes en 2004, pendant son post-doctorat au Département de Biologie des cellules tumorales de l’Institut Sloan-Kettering pour la Recherche sur le cancer aux Etats-Unis, puis au laboratoire pour la Recherche sur les cellules souches et la SLA de l’université Columbia de New-York. Son laboratoire de biologie des cellules souche pluripotentes neurales de la faculté de Médecine de l’Université de Tel-Aviv s’est spécialisé dans la fabrication de neurones à partir de cellules souches pluripotentes.

Les cellules souches sont présentes dans l’embryon, dès les toutes premières étapes de son développement. Ce sont elles qui, en se développant, vont former le tissus de tous les organes du corps de l’individu. Ces cellules souches existent également chez les adultes, permettant le remplacement les cellules de certains organes, détruites lors d’accidents ou de maladie. Elles présentent donc un potentiel remarquable pour la recherche en médecine dite régénérative. Il existe plusieurs types de cellules souches. Les cellules souches unipotentes ne peuvent produire qu’un seul type de tissu cellulaire. Les cellules multipotentes peuvent donner naissance à plusieurs types de cellules, mais avec une potentialité restreinte. Les cellules souches pluripotentes, quant à elles prolifèrent de manière anarchique et sont aptes à former n’importe quel tissu de l’organisme.

 Promesses et défis

Depuis 2006, ces dernières peuvent également être fabriquées en laboratoire, à partir de cellules humaines adultes. Alors appelées cellules souches pluripotentes induites (iPScells en anglais), ces cellules sont identiques aux cellules souches embryonnaires et sont considérées comme l’une des avancées majeures de la biotechnologie récente. En effet, les chercheurs peuvent à présent « reproduire » une maladie en laboratoire, et donc en observer le fonctionnement, en prélevant des cellules dermiques d’un patient et en les convertissant en cellules souches pluripotentes induites, identiques aux cellules embryonnaires de ce même patient. Les cellules « malades » peuvent alors être utilisées, comme c’est le cas dans le projet de recherche du Prof. Elkabetz sur la maladie de Parkinson, pour rechercher de nouveaux médicaments et les tester.

On voit cependant le principal défi auquel doit faire face une telle recherche. Les scientifiques commencent juste à comprendre la manière dont les cellules souche embryonnaires évoluent en laboratoire. Or le système nerveux, tout comme d’autres organes du corps, contient des cellules potentiellement transformables. Le but des chercheurs est de produire des cellules souche bien définies pour remplacer celles manquantes chez les malades; mais de telles cellules peuvent également devenir indépendantes et se transformer en tumeurs cancéreuses ou autres cellules souche « sauvages » aux effets indésirables. Il s’agit donc d’éviter la mutation de ces cellules en Dr Jekyll et Mr. Hyde.

Un outil diagnostique puissant

Le succès de l’identification du comportement anormal des neurones provenant des cellules dermiques de malades du Parkinson est cependant susceptible de constituer un outil diagnostique puissant de la maladie: toute personne susceptible de développer la maladie pourra prévoir à l’avance son éventualité en fonction de sa propre biopsie, ceci permettant le développement d’un traitement préventif. De plus, la possibilité de comparer des neurones sains et des neurones malades permettra de mettre au point un programme pour tester de nouveaux éléments chimiques qui combattent le comportement des neurones malades, transformables en médicaments potentiels pour le traitement et la prévention de la maladie.

Le matériel le plus important afin d’obtenir les résultats escomptés, et le plus couteux  – le microscope multi-photon confocal – a pu être acheté avec l’aide d’une dotation de 280 000$ de la Fondation Israélienne pour la Science obtenue par l’intermédiaire de l’Université de Tel-Aviv, et une subvention supplémentaire de 76000$ de la David & Inez Myers Foundation dans l’Ohio. Le projet de recherche doit donc démarrer en décembre 2012.

Pour contribuer à ce projet, contactez les Amis français par mail:  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone : 01 40 70 18 40

j'aime: