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Découverte importante des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv pour le traitement de l’Alzheimer

Selon une étude à laquelle ont participé les Dr. Inna Slutsky et Samuel Frere de la Faculté de Médecine de l’Université de Tel-Aviv et le Dr. Dinorah Friedman-Morvinski de la Faculté des Sciences de la Vie, en collaboration avec le Prof. Ehud Cohen et le Dr. Tziona Ben-Gedalya de l'Institut de recherche médical Israël - Canada (IMRIC) à l'Université hébraïque de Jérusalem, la maladie d'Alzheimer est en fait un ensemble de maladies qui doivent être traitées chacune au moyen de traitements différents.

Alzheimer-découverte-importante-en-IsraëlLa recherche, publiée dans la revue de l’Organisation européenne de Biologie moléculaire (The EMBO Journal) pourra permettre le développement de nouvelles thérapies à prescrire selon le sous-type de la maladie dont est atteint le patient, offrant un nouvel espoir à ceux qui souffrent de ce trouble incurable et à leurs familles.

Les maladies neurodégénératives, comme  la maladie d'Alzheimer, le Parkinson ou les maladies à prions (dont la plus célèbre est celle de la "vache folle") partagent deux caractéristiques essentielles: elles émergent à la suite du repliement et de l'agrégation de protéines aberrantes, et apparaissent tard dans la vie : sous leur forme dite « sporadique » (sans antécédent familial), au cours de la septième décennie de vie du patient ou plus tard, et sous leur forme « familiale » durant la cinquième ou sixième décennie.

Slutsky-Inna-180x220Le début tardif caractéristique de ces divers troubles soulève des questions clés: pourquoi les individus porteurs de la mutation liée à la maladie ne montrent-ils aucun signe clinique jusqu'à leur cinquième ou sixième décennie de vie? En outre, pourquoi des troubles apparemment distincts partagent-ils un schéma commun d'émergence temporelle ? Une des explications mise en lumières par de précédentes études est que l'efficacité des mécanismes qui protègent les personnes plus jeunes de l'agrégation des protéines toxiques décline avec le vieillissement.

Classifier la maladie en sous-types

Les troubles neurodégénératifs provenant du repliement anormal des protéines, l’équipe de recherche internationale à laquelle ont participé trois chercheurs de l’UTA a donc postulé que la baisse, suite au vieillissement, de l'activité des protéines chargées d’aider les autres à se replier correctement peut être l'un des mécanismes qui expose les personnes âgées à la neurodégénérescence.

Les chercheurs ont donc recherché des modèles similaires de mutation dans différentes protéines liées au développement des divers troubles neurodégénératifs. Leur recherche a montré que le développement de l’Alzheimer dans certaines familles, et d’une maladie à prion particulières dans d'autres, proviennent du dysfonctionnement de la protéine « cyclophiline B», qui aide les protéines naissantes à atteindre leur propre structure spatiale. Mais ils ont de plus constaté  que le mécanisme qui sous-tendait le développement de la maladie d'Alzheimer chez les personnes qui portaient ces mutations, n'expliquait pas l'émergence de la maladie chez des patients porteurs d'autres mutations liées à l'Alzheimer.

DinoraFriedmanMorvinskiL’étude fournit donc de nouvelles perspectives importantes : elle montre tout d’abord que le développement de maladies neurodégénératives distinctes découle d'un mécanisme similaire. Mais plus important encore, elle indique que la maladie d'Alzheimer peut émaner de plus d'un mécanisme, suggérant qu'il s'agit en fait d'un ensemble de maladies qui doit être classifié.

Selon les chercheurs, l'incapacité à développer une thérapie efficace pour l'Alzheimer vient de la mise en commun, dans les expériences cliniques, de patients qui souffrent de troubles distincts conduisant éventuellement aux symptômes de la maladie. Par conséquent, il est essentiel de caractériser soigneusement les mécanismes qui sous-tendent la maladie et de les classifier, afin de permettre le développement de nouvelles thérapies qui pourront être prescrites à chaque patient en fonction du sous-type de la maladie dont ils sont atteints.

Ont en outre participé à l'étude des chercheurs de la Faculté de Médecine dentaire de l'Université hébraïque de Jérusalem et du Laboratoire des os et de la matrice extracellulaire des Instituts américains de la Santé (NIH). La recherche a été financée par la Fondation Rosalinde et Arthur Gilbert (AFAR) pour la recherche sur l’Alzheimer, le Conseil européen de la recherche, l'Institut national de Psychobiologie en Israël (NIPI), et la Fondation israélienne des sciences.

 

Cet article a été publié sur Siliconwadi sous le titre: "Alzheimer: découverte importante en Israël"