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La Journée internationale des femmes par les chercheuses de l'Université de Tel-Aviv

Qu'est-ce qu'être une femme dans le milieu universitaire, comment les femmes sont-elles représentées dans les domaines scientifiques et que fait l'Université de Tel-Aviv en faveur de la parité entre les sexes ? A l'occasion de la Journée internationale de la femme qui prendra place demain 8 mars 2019, quatre chercheuses de l'UTA présentent leurs vues sur la condition des femmes aujourd'hui et dans l'avenir.

LiadMudrik2Dr. Liad Mudrik : tous les clichés sont vrais

Chercheuse à l'École de psychologie et à l'Ecole des neurosciences de l'UTA, le Dr. Liad Mudrik est spécialisée dans les études sur la métacognition et la source des processus conscients et inconscients dans le cerveau. a été choisie parmi les 50 femmes les plus influentes d'Israël pour l'année 2017 par le magazine Forbes.

"Tout au long de ma scolarité, je ne me suis jamais sentie différente en tant que femme. Je ne posais pas moins de questions en classe, je ne me sentais pas menacée ni désavantagée. Mais à mesure que plus j'ai progressé dans échelle universitaire, les choses ont commencé à changer. Lorsque j'ai fais mon post-doc, je me suis retrouvée avec très peu de femmes à mes côtés, et beaucoup d'hommes. Je me suis alors rendu compte que l'un des principaux obstacles à la progression des femmes dans le milieu universitaire est que beaucoup hésitent à partir à l'étranger. En cherchant du travail de retour en Israël, je me suis découvert des modèles de comportement dont j'ai réalisé plus tard qu'ils étaient essentiellement féminins. Tous les clichés sont vrais : nous demandons moins, nous nous excusons plus, nous n'avons pas l'impression que les choses nous reviennent de droit. Depuis, je transmets ce message à chaque étudiante je rencontre. Ne pas abandonner, cesser de demander pardon. Qu'elle sache qu'elles sont ici par droit et non par charité, qu'elles n'aient pas peur de tout renverser pour arriver là où elles le veulent. Déjà aujourd'hui, en 2019, cela ne semble plus si farfelu. Et j'espère que lors de la Journée de la femme 2049, quand ma fille aînée aura mon âge, il n'y aura plus besoin d'expliquer tout cela.

Prof. Daphna Hacker : la force de l'excellence universitaire

Daphna HackerLe Prof. Hacker dirige le programme d'études sur les femmes et les genres de l'Université de Tel-Aviv. Elle est membre de la Faculté de droit et de la Faculté des sciences humaines et mène des recherches sur la vie familiale dans une perspective juridique et sexospécifique. Son dernier livre sur la famille à l'ère mondiale sorti aux Presses de l'Université de Cambridge, a remporté le Prix du Meilleur livre 2018 de l'Association américaine de Droit et Société.

"Pour moi, chaque jour est une Journée de la femme. Cette année, nous célébrons cette Journée internationale par deux événements: l’un consacré aux femmes et à l’économie et l’autre à la projection en avant-première du nouveau film sur la juge Ruth Baider Ginsburg, une femme qui a réussi à franchir le plafond de verre : étudier le droit à Harvard à une époque où on comptait un femme sur 100 étudiants, y être la première enseignante dans le domaine du droit après qu'aucun cabinet d'avocats de New York n'ai accepté de l'employer parce qu'elle était une femme); plus tard, déposer en tant qu'avocate les premiers recours en faveur des droits des femmes auprès de la Cour suprême, où elle a finalement été nommée comme juge et où elle a siégé pendant le dernier quart de siècle. Le récit personnel, familial et professionnel de la juge Baider Ginsburg est une source d'inspiration et la preuve de la force de l'excellence universitaire, de l'engagement militant et d'un comportement à la fois modéré et courtois, mais aussi courageux et novateur".

Prof. Dana Ron : un choix libre pour les filles comme pour les garçons

Le Prof. Ron est membre du corps professoral de l'Ecole de génie électrique de la Faculté d'ingénierie. Ses recherches portent sur la conception d'algorithmes "super puissants". Elle a reçu l'an dernier le Prix Kadar de l'Université de Tel-Aviv pour les chercheurs exceptionnels. Elle est membre du comité pour l’équité entre les sexes de créé il y a quatre ans à l'université.

Dana Ron"On a beaucoup écrit sur le besoin de promouvoir les femmes dans les domaines des sciences exactes et de l'ingénierie au sein desquels elles sont sous-représentées. Je partage bien sûr ce désir, je pense également que les domaines classés comme "masculins" n'ont pas plus de valeur que ceux considérés classés comme "féminins". Je suis scientifique et plus particulièrement informaticienne parce que c'est le domaine qui me passionne. Mai je pense que les professions telles que l’art, la sociologie, l’enseignement, le travail social etc. sont utiles dans la même mesure. Je veux que l'étude des sciences soit une option pour les filles et les garçons qui s’y intéressent à cela - qu’ils aient un véritable choix. Toutes les filles et tous les garçons ne doivent pas forcément devenir des scientifiques ou des ingénieurs, mais tous devraient être en mesure de déterminer si cela leur convient et de le choisir s'ils le souhaitent".

Prof. Ilana Eli : vers la parité hommes/femmes à l'Université de Tel-Aviv

Le Prof. Eli est conseillère auprès du Président de l'Université de Tel-Aviv pour les questions d'équité entre les sexes. Dentiste et spécialiste de la réhabilitation orale, elle a dans le passé dirigé l'école de médecine dentaire de l'Université de Tel-Aviv.

"Il y aura véritablement égalité et l'équité entre des sexes lorsqu'il ne sera plus nécessaire de discuter de la répartition des sexes dans les universités et la société en général. Je considère que l’intégration des femmes aux postes de responsabilité dans tous les domaines revêt une importance primordiale et je suis convaincu que l'Université de Tel-Aviv parviendra à concrétiser le but qu'elle s'est fixé : arriver à ce qu'au moins la moitié des dirigeants de l'université (tant académiques qu’administratifs) soient féminins d’ici à 2025".

Ilana Eli

Photos: Deborah Auerbach.